Afin de parvenir à une agriculture durable

L’invitéPierre Fonjallaz, vigneron en biodynamie, encourage ses pairs et la société à faire le pas pour préserver l'environnement.

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Ce texte se veut une réponse à celui de M. Eric Rochat publié dans 24heures le 24 novembre dernier. En premier lieu, les mots de ce monsieur illustrent une attitude défensive. Celle que des paysans et des viticulteurs prennent face à des accusations de pollueurs ou de destructeurs de la nature.

Ces accusations sont parfois ressenties personnellement, alors que, la plupart du temps, ces praticiens ont toujours eu l’impression de faire au mieux, selon les pratiques proposées par le système agricole actuel, ce qui n’est déjà pas facile.

J’ai moi-même pratiqué une viticulture dite conventionnelle avant de me poser la question de la pertinence de nos modes de production. Mes conclusions ont été qu’elles n’étaient pas véritablement durables et allaient vers une dégradation lente de notre environnement et de nos sols.

J’ai ensuite modifié beaucoup de mes pratiques de production et également changé mon mode de vie, en réfléchissant à des solutions plus appropriées.

La plupart des pratiques actuelles ont des impacts directs (sur les sols, l’eau, l’air, la biodiversité), et indirects (sur le climat et les ressources non renouvelables), qui ne sont pas suffisamment respectueuses de la nature et mènent à une dégradation des milieux. La conscience de pratiquer une agriculture durable (agroécologie) de proximité est de plus en plus présente dans le cadre du développement fulgurant de ces dernières décennies.

C’est une révolution que nous devons mener tous ensemble. Les paysans et les viticulteurs ne sont pas à blâmer. C’est la société toute entière, particulièrement les pouvoirs publics, mais également les consommateurs qui doit décider de la direction à prendre, et fournir les conditions cadres afin de permettre aux gens de la terre de vivre dignement et de produire des aliments de qualité et de proximité.

Est-ce que nous voulons une agriculture respectueuse de l’environnement et qui remplisse la fonction de nourrir une population grandissante?

Qu’avons-nous à gagner? Une planète préservée pour les générations futures, une meilleure santé par une alimentation saine et une amélioration du tissu social. N’oublions pas que notre chère Terre est notre seule maison et que nous n’en avons pas d’autre.

Cette transition va demander de nombreux changements, et il y a urgence. C’est un beau défi qui nous attend.

De nombreux projets qui participent à cette transition existent déjà. Ils se placent souvent dans le mouvement de l’agriculture biologique, biodynamique. On parle aussi beaucoup de la permaculture qui porte l’idée de produire plus avec davantage de diversité tout en préservant ou même en améliorant le milieu et les sols.

Donc, pour moi, il y a de l’espoir… et beaucoup à faire. Faisons le dès lors tous ensemble. (24 heures)

Créé: 09.01.2018, 18h11

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