Ceux qui pensent à long terme choisissent le bio

L’invitéPascal Olivier nous dit en quoi cette manière de cultiver propose des solutions durables.

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Nous le savons depuis peu, l’autorisation du glyphosate a été renouvelée pour cinq ans par l’UE. Éric Rochat peut respirer. Il est vigneron, conseiller de vente pour des produits phytosanitaires et auteur de l’article «Glyphosate ou bio, l’écologie à quel prix?» publié récemment dans ce journal. Cet article a montré de manière exemplaire quels effets la pensée à court terme peut avoir: produire bon marché aux dépens de l’environnement et de la santé.

Les pesticides polluent les eaux – même s’ils sont épandus correctement. De nombreux cercles sont maintenant d’accord qu’il est nécessaire d’intervenir dans l’utilisation des pesticides de synthèse. Le Conseil fédéral a publié à ce sujet un Plan d’action pesticides dont les mesures doivent maintenant être appliquées.

Les fermes bios montrent déjà depuis des décennies les alternatives à la protection conventionnelle des plantes. Au lieu de pesticides de synthèse, on utilise contre les mauvaises herbes des moyens mécaniques et des rotations culturales ad hoc. L’agriculture bio n’utilise pas d’engrais chimiques ou de synthèse. Elle préfère les variétés robustes. Et l’agriculture conventionnelle utilise toujours plus souvent des méthodes bios.

De nombreux paysan-ne-s sont passés au bio ces dernières années, et surtout en Suisse romande. Le renoncement aux pesticides de synthèse est pour eux un soulagement, et le travail avec, et non contre, la nature est vécu comme une bonne chose qui est appréciée par la population.

Le chiffre d’affaires et la part de marché des produits bio ont aussi connu en 2016 une progression supérieure à la moyenne en Suisse romande. De plus en plus de consommateurs-trices prennent leurs responsabilités et accordent de la valeur aux denrées alimentaires délicieuses, saines et de production durable. Il y aura toujours davantage de fermes bio si de plus en plus de consommateurs-trices passent au bio. Bio Suisse s’est fixé pour objectifs 25% de fermes bios et une part de marché de 15% pour les produits Bourgeon d’ici 2025 en Suisse.

Une nouvelle étude de l’Institut de recherche de l’agriculture biologique montre que l’agriculture bio, même si elle utilise davantage de terres agricoles, est un pilier important pour une alimentation mondiale durable. L’agriculture bio a de grands avantages pour l’environnement comme, par exemple, sur les problématiques liées à l’azote et aux pesticides.

La nécessité de réduire les pollutions de l’environnement a aussi été constatée récemment par l’OCDE dans son troisième rapport environnemental sur la Suisse: notre pays doit faire davantage d’efforts surtout pour la protection de la biodiversité et la qualité des eaux. Or l’agriculture bio propose là des solutions concrètes. Pensons donc à long terme et passons au bio – c’est valable pour tout le monde, aussi bien les agriculteurs-trices que les consommateurs-trices!

Créé: 01.12.2017, 15h40

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