Il n’y a pas de planète B: nous avons tous des choix à faire
L'invitéPhilippe Biéler en appelle à un comportement écoresponsable.
Aïe! Deux planètes et demie: c’est ce dont nous aurions besoin si toute la population mondiale vivait comme moi, selon un test d’empreinte écologique proposé en ligne par le WWF. Alors que je ne voyage qu’en transports publics et ne mange presque pas de viande, je n’aurais jamais imaginé produire autant de CO2! Certes, la moyenne suisse est encore pire (trois planètes). N’empêche, nous n’avons bel et bien qu’une planète!
Il n’est plus temps de se renvoyer la balle. Plus on attend et plus les conséquences seront lourdes
Le WWF a raison de me proposer des améliorations là où j’émets beaucoup de CO2 (surface de logement, consommation à l’extérieur). Nous devons tous, désormais, faire preuve de sobriété. Mais tout ne peut pas reposer sur la seule responsabilité individuelle. Il faut aussi un élan collectif, qui stimule le changement de société. C’est pourquoi toutes les actions politiques sont bienvenues.
Le réchauffement actuel se distingue par sa synchronie globale et torride: aucun autre événement survenu au cours des derniers 2000 ans n’est comparable. Face à l’urgence et à l’ampleur du défi, tout doit être mis en œuvre.
J’entends trop d’arguments pour se défausser: «Lorsque ces jeunes militants seront conséquents avec eux-mêmes, on pourra discuter», «La pollution aérienne n’est rien à côté de celle des cargos», «Ce sont aux gouvernements d’agir d’abord». Il n’est plus temps de se renvoyer la balle. Plus on attend et plus les conséquences seront lourdes. Nous sommes tous interpellés. Heureusement, des signes positifs nous encouragent. Le Costa Rica est en bonne voie pour devenir le premier pays avec un bilan carbone neutre; la Ville de Lausanne vise la neutralité pour 2030; et nous avons les connaissances et les technologies pour arrêter la casse.
Agissons tous et partout! Aux jeunes qui nous rappellent qu’il n’y a pas de planète B de ne pas lâcher leur objectif! Aux caisses de pension, avec leurs 1000 milliards de fortune, d’adopter des stratégies de placement écoresponsable! À nous tous de soutenir l’initiative fédérale pour les glaciers comme l’initiative vaudoise pour la protection du climat!
Et puis, cet automne auront lieu des élections décisives, celles de nos députés à Berne. Il nous faut des visionnaires, qui s’engagent avec courage pour le climat comme ils le firent par le passé face à d’autres crises majeures. Élisons celles et ceux qui auront le plus d’atouts! Et comme ailleurs, l’original est toujours meilleur que la copie: nombreux sont les écologistes très compétents.
Quant aux autres élus, nous attendons d’eux qu’ils prennent conscience de l’urgence et adoptent les mesures nécessaires. Car la prochaine législature sera vitale. Un seul exemple: la loi sur le CO2 doit absolument être sauvée du naufrage. Nous pouvons tous y contribuer par nos voix.
Créé: 19.09.2019, 06h52
Philippe Biéler, ancien conseiller d’État.
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