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Le pot-au-feu de Lou Reed

Quand les ingrédients de la recette du pot-au-feu piémontais révèlent l'obsession perfectionniste et de la cuisine interne créative.

Qu’est-ce qui mène à la réussite? A un moment où certains croient qu’il suffit d’un instant de télé pour accéder à la célébrité, il vaut la peine de regarder cette interview du chef italien Massimo Bottura au magazine en ligne Nowness. Le cuisinier de l’Osteria Francescana, à Modène (I), classé troisième meilleur restaurant du monde en 2014, y raconte ses obsessions.

En particulier, celle qui l’a fait transpirer, essayer, réfléchir, rager, ressayer, débattre sans fin au sujet du bollito misto, cette version piémontaise du pot-au-feu. Et pourquoi rager autant? Parce que Bottura ne comprend pas pourquoi il doit bouillir sa viande dans cette recette, lui faisant perdre ainsi ses vitamines, ses protéines. Il reconnaît que c’est une obsession mais il ne veut pas écouter tous ses confrères qui lui expliquent qu’on a toujours fait comme ça. Le chef cherche une nouvelle voie, avec conviction, avec obstination. Cela pourrait s’appeler du perfectionnisme.

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