Le pot-au-feu de Lou Reed

Grain de sableQuand les ingrédients de la recette du pot-au-feu piémontais révèlent l'obsession perfectionniste et de la cuisine interne créative.

Image: Odile Meylan

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Qu’est-ce qui mène à la réussite? A un moment où certains croient qu’il suffit d’un instant de télé pour accéder à la célébrité, il vaut la peine de regarder cette interview du chef italien Massimo Bottura au magazine en ligne Nowness. Le cuisinier de l’Osteria Francescana, à Modène (I), classé troisième meilleur restaurant du monde en 2014, y raconte ses obsessions.

En particulier, celle qui l’a fait transpirer, essayer, réfléchir, rager, ressayer, débattre sans fin au sujet du bollito misto, cette version piémontaise du pot-au-feu. Et pourquoi rager autant? Parce que Bottura ne comprend pas pourquoi il doit bouillir sa viande dans cette recette, lui faisant perdre ainsi ses vitamines, ses protéines. Il reconnaît que c’est une obsession mais il ne veut pas écouter tous ses confrères qui lui expliquent qu’on a toujours fait comme ça. Le chef cherche une nouvelle voie, avec conviction, avec obstination. Cela pourrait s’appeler du perfectionnisme.

Dans cette même interview, Bottura raconte son culte pour Lou Reed. Et les visites de la rock star à son restaurant. Entre les deux, le courant passe si bien que le chanteur américain (aujourd’hui décédé) l’invite à son concert, puis à la soirée qui suit, où ils partagent bières et champagne jusqu’à une heure avancée. Suffisamment avancée pour que Massimo Bottura s’enflamme sur son bollito misto, et s’énerve sur ce fichu bouilli. Lou Reed l’interrompt, se tourne vers ses musiciens et leur dit: «Les gars, ce type-là peut comprendre mes obsessions pour les amplis!» Oui, Lou Reed était un fou de technologie, cherchant sans fin le son parfait, testant les nouveaux instruments les plus prometteurs, avec conviction, avec obstination. Cela pourrait s’appeler du perfectionnisme.

Pendant ce temps, le syndic et municipal de la Culture lausannois va donner un coup de neuf au Théâtre de Vidy, réfléchit à une éventuelle Maison du cinéma et se demande ce qu’il pourrait faire du Théâtre de Beaulieu. Le perfectionnisme attendra les élections du printemps 2016. (24 heures)

Créé: 17.01.2015, 11h32

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