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Les projets autoroutiers vont à rebours du bon sens

Léonore Porchet s'oppose aux nouvelles jonctions prévues à Chavannes, Écublens et Malley.

L’Ouest lausannois est en pleine mutation et c’est une chance pour tout le canton de Vaud. Une chance notamment de réfléchir à une nouvelle manière d’utiliser notre territoire et notre mobilité, pour des villes de qualité où il fait bon vivre. C’est malheureusement tout le contraire que promet le projet de nouvelles jonctions autoroutières de l’Office fédéral des routes (OFROU) à Chavannes, Écublens et Malley.

Cette extension autoroutière est démesurée, défavorable aux infrastructures de transports publics et de mobilité active et risque d’inciter à une croissance du trafic individuel motorisé (TIM), au lieu du contraire. De ce fait, elle est dangereuse pour la santé humaine, le climat et l’environnement.

«Nous devons mettre tout en œuvre pour diminuer l’impact accablant des transports motorisés»

Comme le démontre l’expérience, la création de nouveaux ouvrages routiers génère du nouveau trafic. À l’inverse de ce que prétend l’OFROU, l’augmentation de la taille et de la quantité des routes ne va donc pas favoriser un report du TIM des voies périphériques vers les autoroutes.

En augmentant les voies d’accès par la route, ce projet facilite au contraire le trafic individuel motorisé et encouragera à prendre plutôt la voiture que les transports publics ou son vélo. Ce projet va donc augmenter le nombre de véhicules.

Cela va à l’envers du bon sens! Alors que nous devons mettre tout en œuvre pour diminuer l’impact accablant des transports motorisés sur le réchauffement climatique, ce projet va encore augmenter la pollution atmosphérique, mettant en danger la santé humaine et environnementale.

À cela s’ajoute un mitage du territoire inacceptable, favorisant de larges bandes d’asphalte au détriment d’espaces verts et de quartiers de qualité. Et c’est compter sans des embouteillages plus fréquents, plus longs et plus étendus, causés par l’augmentation du trafic qui devra s’engouffrer dans des routes communales qui, elles, ne changeront pas de taille.

La mobilité active entravée

De plus, ce projet de jonctions autoroutières met encore plus à mal les efforts pour soutenir les mesures favorables à la marche ou au vélo. Ainsi, le projet présente plusieurs risques pour la continuité des réseaux de mobilité active (en particulier les voies cyclables et piétonnes), qu’ils risquent de couper et de perturber.

Par ailleurs, une succession de nouveaux feux rouges est prévue, sous prétexte d’améliorer la sécurité des piétons et des cyclistes. Or les feux entravent la circulation des modes actifs et nuisent ainsi à leur attractivité, comme l’ont démontré les tests de «marchabilité» menés par l’association nationale Actif-trafic.

Pour toutes ces raisons, il faut urgemment envisager d’autres solutions pour la mobilité de demain, axées aussi sur la réduction de l’emprise des moyens de transport motorisés sur notre territoire, sur la diminution drastique de leur nombre, sur des transports publics encore plus attractifs et sur un soutien beaucoup plus conséquent à la mobilité active.

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