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À propos des éoliennes et du vote de La Praz

Philippe Monnier, vigneron retraité.

Simple citoyen de Juriens, membre du conseil général de cette commune qui fait partie du projet éolien du Mollendruz, j’ai travaillé à l’époque avec Franz Weber (Sauvez Lavaux 1977) et me sens très concerné par les problèmes de protection et d’aménagement du territoire, d’impacts écologiques etc.

L’éolien seul ne peut bien évidemment pas remplacer le nucléaire, mais si on ajoute la biomasse, le solaire, l’économie possible et l’hydraulique, on y arrive. C’est du moins mon point de vue. Seul l’aspect esthétique peut être discutable mais, en ce qui me concerne, cela ne me gêne pas et me fait plutôt l’effet d’un modernisme entrepreneurial. Je me suis même rendu à Saint-Brais (JU) pour me rendre compte sur place des effets reprochés. Force m’a été de constater que du bétail paissait sereinement au pied des éoliennes et que je n’entendais pratiquement aucun bruit.

«Une écologie à bon marché»

Quant à l’aspect écologique défendu par des gens, débarquant de leur gros 4x4, qui envahissent nos sommets bardés de béton (Mont-Gelé, Moléson, etc.) pour dévaler à skis les pentes neigeuses ou déranger la faune, précisément du Mollendruz, été comme hiver à pied ou skis de fond, on peut trouver là une écologie à bon marché et donc aussi en reparler. Les arguments des milieux écologistes ne sont que des prétextes pour enrayer systématiquement le projet.

Contrairement à l’époque de «Sauvez Lavaux», où il y avait en face des arguments forts et solides, et après lecture approfondie du dossier, on peut constater que ce n’est pas le cas ici.

Suite à une très bonne explication quant à l’enjeu du vote de la part du président du Conseil Général de Mont-la-Ville, précisant bien qu’il s’agissait de voter sur le principe d’un volume en 3 D qui serait occupé par un parc éolien et non sur la construction immédiate d’éoliennes, il en est résulté le vote positif d’une majorité des conseillers de l’ensemble des trois communes concernées.

Neuf personnes peuvent faire capoter un important projet

Hélas, et c’est là les limites de la démocratie, neuf personnes peuvent faire capoter un important projet puisqu’il était nécessaire d’avoir, en plus, l’aval des trois communes sans distinction du nombre de votants. À noter qu’une dizaine de personnes de La Praz se sont fait assermenter uniquement pour ce soir-là.

Il y a là une grave injustice, voir atteinte aux libertés.

À noter que si le projet venait à se réaliser sans la commune de La Praz, ses habitants auraient de toute façon des éoliennes sous le nez puisque Mont-la-Ville et Juriens sont limitrophes.

Il serait bon que tout un chacun commence à se rendre compte aussi des coûts générés par des oppositions systématiques (expertises, contre-expertises, études complémentaires diverses) d’où qu’elles proviennent. En pas moins de dix ans, cette systématique à déjà fait assez de dégâts et devient lassante pour des gens ayant l’esprit d’entreprise et de progrès.

Cela étant dit, j’espère que les initiateurs de ce projet (promoteurs et communes) ne baisseront pas les bras et je les encourage à poursuivre.

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