Passer au contenu principal

Proposer des solutions, c’est aussi une affaire de jeunes!

Alexandre Legrain rappelle que beaucoup de jeunes s'engagent, sur les plans politique, humanitaire, social ou culturel.

Le vendredi 18 janvier, près de 8000 jeunes ont défilé dans les rues de Lausanne pour demander des mesures plus concrètes pour le climat. Le samedi 2 février, nous étions plus de 15'000. Combien serons-nous le 15 mars? Nous, les jeunes, serions-nous plus prompts à manifester qu’à proposer des solutions concrètes?

Selon la Commission de jeunes du canton de Vaud (Cdj-Vaud), il s’agit en réalité d’un relatif désintérêt de la politique et de ses élus. «On n’y comprend rien, c’est compliqué, c’est lent et de toute manière on n’obtient aucun résultat concret.» Ces préjugés que certains jeunes peuvent avoir ne sont pas de leur fait: l’environnement dans lequel ils évoluent ne les incite pas toujours à s’intéresser à la vie publique.

Les jeunes sont aujourd’hui encore considérés comme des enfants qui n’ont pas la capacité de prendre des décisions eux-mêmes, de raisonner et de se former une opinion sur des sujets parfois complexes. Et pourtant les exemples ne manquent pas: que ce soit dans des parlements de jeunes, des associations à caractère humanitaire, social ou culturel, des jeunesses de partis ou celles des villages organisant des girons, les jeunes s’engagent et montrent à quel point ils sont bien plus souvent porteurs de solutions que de problèmes.

La Cdj-Vaud se positionne en faveur d’une politique d’État volontariste incitant la jeunesse à s’engager de façon citoyenne. Cette politique doit être neutre et objective; le but n’étant pas de former de jeunes politiciens «de gauche» ou «de droite» mais des citoyens avertis et sensibles à la société dans laquelle ils évoluent. Cette politique doit passer par les écoles, bien sûr, mais aussi par d’autres domaines, notamment en soutenant des associations de jeunesse ou en organisant des événements encourageant la participation des jeunes à la vie publique.

À cet égard, la Cdj-Vaud n’entend pas rester les bras croisés et organise de nouveau la Session cantonale des jeunes avec le délégué cantonal à l’Enfance et à la Jeunesse. Le samedi 30 et le dimanche 31 mars, cent jeunes entre 14 et 20 ans se retrouveront à Lausanne pour discuter de sujets qui les concernent.

Après avoir débattu avec des député·e·s du Grand Conseil et des expert·e·s, les jeunes adopteront des propositions le lendemain en plénum dans la salle du parlement et les remettront au président du Grand Conseil, Rémy Jaquier, pour diffusion à tous les député·e·s.

Cinq sujets seront traités: le réchauffement climatique, le gaspillage alimentaire, l’éducation numérique, l’égalité hommes-femmes et le sport. En tant que jeunes, il nous faut aussi profiter de cette occasion pour donner notre avis sur des sujets d’actualité et pour produire des effets concrets par l’intermédiaire des autorités cantonales.

Cet article a été automatiquement importé de notre ancien système de gestion de contenu vers notre nouveau site web. Il est possible qu'il comporte quelques erreurs de mise en page. Veuillez-nous signaler toute erreur à community-feedback@tamedia.ch. Nous vous remercions de votre compréhension et votre collaboration.