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Question famille et travail, la Suisse peut mieux faire

Dominique-Ella Christin milite pour la promotion de la main d'oeuvre féminine.

La Suisse vient pour la cinquième année consécutive de décrocher un bien triste trophée marquant la journée des femmes. Celui du pays le plus discriminatoire d’Europe concernant l’égalité homme femme face au travail, selon l’index Plafond de verre établit par le journal The Economist.

L’index considère une série de facteurs comme les inégalités salariales, la représentation au sein de postes clefs en entreprise ou en politique. Mais le classement peu glorieux de la Suisse s’explique avant tout par la conciliation difficile entre vie professionnelle et vie familiale. Nos structures d’accueil sont encore insuffisantes (cantines scolaires, accueil parascolaire ou crèches) et ont un coût de prise en charge comparativement très élevé (40% d’un salaire moyen alors qu’en Suède ces coûts s’élèvent à 10%). De plus, nos politiques du personnel n’encouragent pas assez l’emploi des femmes.

Les pays ayant des conditions-cadres favorables à la vie de famille se distinguent notamment par la générosité de leurs congés parentaux et la flexibilité des formes de travail. Les pays scandinaves, en tête de classement, ont non seulement des congés maternité de près d’une année mais également des congés paternité.

Ils offrent aussi une flexibilité élevée en termes de temps partiels, d’horaires flexibles et de télétravail. Travailler ponctuellement depuis son domicile est une solution encore peu utilisée en Suisse qui mérite d’être exploitée afin d’améliorer l’articulation travail famille tout en diminuant les déplacements.

Permettre aux femmes qui le souhaitent de rester actives ou faciliter leur réinsertion dans le monde du travail est judicieux pour notre économie. L’emploi des femmes représente un apport bienvenu d’une main-d’œuvre qualifiée, acquis dans nos écoles et universités, gisement de savoir-faire qui mérite d’être mieux mis au profit de notre société. Cela permet aussi de générer des recettes fiscales et des cotisations aux assurances sociales.

Sans compter que cette approche serait également susceptible d’augmenter le taux de natalité trop bas de notre pays, ce qui nous permettrait de mieux faire face à un défi de taille, le vieillissement de la population.

La main-d’œuvre féminine représente un potentiel considérable pour notre économie et notre prospérité. La promouvoir, et améliorer la qualité de vie des femmes actives, c’est favoriser des conditions-cadres améliorant la conciliation travail famille, que cela soit en termes d’accueil de jour des enfants, de congés parentaux, ou de flexibilité des formes de travail, notamment le télétravail.

Les Vert’libéraux s’engagent en faveur d’une politique familiale progressiste et plus généreuse, en phase avec les réalités actuelles de notre société et les défis de l’avenir.

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