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Nous avons à reconstruire un monde durable

Christelle Luisier Brodard souligne les besoins immenses au moment de penser l'après Covid-19.

Penser le monde de l’après-Covid-19 est un défi immense. On ne dira jamais assez la chance de la Suisse et celle du Canton d’avoir bénéficié de finances saines, ce qui a facilité les mesures pour soulager les secteurs durement touchés. Alors que les premiers signaux de sortie de crise apparaissent, il faut remettre en marche notre économie et réfléchir à inscrire nos politiques dans un développement réellement durable, terme qui prend un sens plus fort que jamais.

Cette crise est un arrêt forcé qui engendre beaucoup de souffrances. Certains acteurs, partisans de la décroissance, vantent les modes de vie des sociétés qui nous ont précédés pour leur simplicité. Il s’agit d’une idéalisation fantasmée. Ce n’est qu’avec le développement économique de ces dernières décennies que le niveau de vie et les prestations sociales ont pu être améliorés pour l’ensemble de la population.

Il est essentiel de ne pas oublier cette réalité.

Nous ne pouvons pas nous permettre une stratégie de décroissance, de récession, ce serait la faillite de notre société. En revanche cette crise nous oblige à réfléchir à notre qualité de vie. Ce moment charnière nous donne l’occasion de redémarrer sur des bases plus saines.

Qu’il s’agisse de production d’énergie, du soutien à notre agriculture et à nos systèmes de santé, les besoins sont énormes. Cette crise nous a fait prendre conscience de certaines incohérences des circuits mondialisés qui mettent notre pays et notre canton dans une forte dépendance pour notre approvisionnement, par exemple énergétique et alimentaire et la fourniture des médicaments. Ramener dans notre pays une partie de la production de biens stratégiques est donc souhaitable.

«Faire preuve d’inventivité pour nos efforts de relance, sans fermer les frontières»

En agissant ainsi, nous travaillerons en faveur du climat. Cette thématique a bénéficié de moins d’exposition ces dernières semaines. Cependant, elle doit rester une de nos priorités. Le Conseil d’État prépare son plan climat et mon département dispose, avec le Bureau de la durabilité, des outils pour appuyer les efforts des collectivités publiques, en particulier les Communes. Dans ce domaine comme dans d’autres, je crois fermement au dialogue avec les Communes. La crise du Covid accentue les difficultés financières de plusieurs d’entre elles et je sais qu’elles attendent des gestes forts du Canton.

Cette crise sanitaire bouscule nos repères. Nous avons à faire preuve d’inventivité pour nos efforts de relance, sans fermer les frontières, car l’ouverture au commerce international est essentielle à notre prospérité économique.

C’est un énorme travail qui nous attend, responsables politiques. Il faut s’y atteler sans a priori et sans affrontements idéologiques stériles. Grâce à son sens du consensus, inscrit dans ses gènes, la Suisse gère cette crise sans trop de polémiques. Si nous savons faire preuve de pragmatisme et rechercher le bien commun dans nos politiques publiques, nous en sortirons renforcés.

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