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Les réseaux sociaux, un atout en matière d’éducation

Laura Kling se demande comment concilier smartphones et développement du bien-être des élèves.

Les réseaux sociaux occupent plus que jamais une place prépondérante dans notre quotidien. Selon l’étude JAMES 2018 (Jeunes, activités, médias – enquête suisse) menée tous les deux ans par la Haute École des sciences appliquées de Zurich (ZHAW), 99% des jeunes entre 12 et 19 ans possèdent un smartphone en Suisse, principalement pour communiquer via Instagram, leur réseau social favori, puis WhatsApp et Snapchat.

Presque tous possèdent un compte sur au moins un réseau social. Ces plateformes représentent différents dangers avérés et sont régulièrement diabolisées dans les médias. Or, étant donné qu’elles font partie intégrante de notre vie quotidienne, comment en tirer parti en termes d’éducation afin de les utiliser à bon escient dans le développement du bien-être des élèves?

Nombreux sont les articles parus ces dernières années sur les dangers liés à l’utilisation des réseaux sociaux chez les jeunes. Ces risques sont indéniables et ont des répercussions parfois tragiques, mais internet constitue également une source égale d’occasions tant pour les jeunes que pour le personnel qui les accompagne. Il est souvent facile de blâmer les réseaux sociaux lorsqu’un problème survient.

Or le monde dans lequel nous évoluons est en constante mutation. La pression est permanente, tant on line qu’off line, et ne peut pas être attribuée aux réseaux sociaux uniquement. Elle a un impact sur la santé mentale des jeunes et entraîne de nouveaux challenges en termes d’éducation: la nécessité de nous éduquer, en tant que personnel enseignant, sur leurs comportements envers les réseaux sociaux afin de les soutenir et de répondre au mieux à leurs problématiques.

Les thèmes liés à la santé mentale prennent de l’ampleur depuis quelques années, alors que le terme «mental» était jusque-là très peu utilisé et négativement connoté. Cela constitue une évolution positive, car le bien-être holistique constitue à mes yeux la clé de l’éducation. Internet a également ouvert la voie à l’éducation gratuite pour tous. Toutefois, l’éducation ne se limite pas à la salle de classe, il s’agit d’un apprentissage de la vie. Ainsi le contact social demeure primordial.

«Offrir aux jeunes un équilibre entre mondes virtuel et réel»

Afin d’offrir aux jeunes un équilibre entre mondes virtuel et réel, l’école St. George’s de Montreux interdit le smartphone en journée depuis début janvier. La mesure a pour but de favoriser les interactions directes, les capacités communicationnelles et la résilience. Des groupes d’élèves et des membres du personnel sont formés afin de les soutenir pour toute question en lien avec les réseaux sociaux. Des workshops, des tests en ligne, la promotion de la santé et du développement personnel par le sport, l’art et la musique notamment constituent aussi des éléments clés dans le maintien de cet équilibre.

Les jeunes que nous accompagnons aujourd’hui seront les professeurs de demain. Il nous incombe donc de les écouter, de comprendre comment ils évoluent avec les réseaux sociaux et de leur fournir les outils nécessaires au développement de leur maturité émotionnelle pour faire face à ces nouveaux défis.

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