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Retrouver un équilibre financier Canton-Communes

Claudine Wyssa milite pour une réforme permettant d'alléger les finances des villes et villages vaudois.

On croirait à s’y méprendre que les Communes bénéficient de l’argent de l’État dans cette crise. En effet, on peut entendre au détour d’une conférence de presse que le Canton procède à des avances fiscales en faveur des Communes, en centaines de millions de francs!

Cette procédure plus rapide, en place depuis quelques années déjà, quand les taux d’intérêt n’étaient plus à l’avantage de l’État, n’a rien d’une aubaine pour les quelque 290 villes et villages qui lui ont délégué la perception des impôts, contre émolument… Le Canton ne fait que restituer dans les temps l’argent des Communes aux Communes. Aucune «générosité» particulière de la part de notre grand argentier envers les Communes n’est à relever.

En revanche, c’est sur la question du financement de la facture sociale qu’on attend cette «générosité», en procédant à un rééquilibrage financier entre le Canton et les Communes, en faveur de ces dernières. Elles assument la moitié de cette facture, avec la moitié moins de recettes fiscales que le Canton.

«Nous pourrons ainsi concentrer nos efforts sur les enjeux à venir, au hasard… la sortie de crise ou l’environnement!»

Il faut tout simplement arrêter de prêcher le désastre financier cantonal 364 jours par année (le dernier étant le jour de présentation des comptes), nous ne sommes plus au début des années 2000! L’État est revenu à meilleure fortune, les Communes y ont contribué en assumant la moitié de la facture sociale depuis 2004, et non plus le tiers. Au passage, ce changement s’est fait sans faire bénéficier les Communes d’une bascule d’impôt, donc de recettes supplémentaires. Alors maintenant, il serait normal de réaliser le même procédé, mais en sens inverse… (tout est expliqué en vidéo sur www.ucv.ch).

Durant la crise sanitaire et économique liée au Covid-19, les Communes vaudoises, comme beaucoup d’autres acteurs, ont joué et joueront encore un rôle essentiel pour la population et l’économie locale. Leurs autorités doivent maintenant penser à l’avenir: une sortie de crise. Mais ce n’est pas pour entrer dans une autre, institutionnelle cette fois, entre le Canton et les Communes. Ces dernières sont compressées financièrement depuis trop longtemps: elles disent stop!

Est-ce un bon équilibre lorsque les Communes ne sont plus en mesure de rembourser leur dette ni d’investir ce qu’elles devraient, alors qu’au niveau cantonal la dette nette est négative tout en générant de très généreux bénéfices chaque année? Prenons un peu de hauteur, ce n’est bon ni pour les Communes, ni pour l’État, ni pour l’économie, ni pour le contribuable, ni pour le citoyen.

Il faut arrêter de paraître «généreux» et prendre de véritables mesures pour changer les choses, nous pourrons ainsi concentrer nos efforts sur les enjeux à venir, au hasard… la sortie de crise ou l’environnement!

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