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Santé et social ensemble, pour plus d’espérance de bonne vie

Tristan Gratier estime que santé et social ont tout à gagner à être considérés comme un tout.

Cet automne, l’actualité (élections fédérales, annonce des primes d’assurance maladie) a permis à une large frange de politiciens et experts de rappeler que si le système suisse de santé était certes coûteux, sa haute qualité et son accessibilité restaient des atouts à préserver pour la population, autant que faire se peut. Et même si les modalités de financement font débat, c’est presque à l’unanimité que l’on se flatte aujourd’hui, avec raison, de disposer d’une espérance de vie la plus élevée au monde. Pour beaucoup, en résumé: la santé c’est cher, mais cela en vaut la peine.

«On trouve bien peu de personnes qui ne sont pas en faveur d’un soutien social aux familles, aux aînés, aux handicapés, aux étudiants ou encore aux proches aidants»

Pour ce qui est du système social, c’est une autre affaire. La propension est nettement plus répandue à considérer les dépenses publiques dans ce domaine comme suspectes, ou pas réellement indispensables. Aide sociale, action sociale, prévoyance sociale, assurances sociales, cohésion sociale, travail social, prestations médico-sociales, facture sociale: tout se confond à un tel point que pour certains, le mot «social» paraît être devenu allergène. Il suffit d’assister à une séance de conseil communal à la saison des budgets pour s’en rendre compte.

Pourtant, lorsqu’on creuse, on trouve bien peu de personnes qui ne sont pas en faveur d’un soutien social aux familles, aux aînés, aux handicapés, aux étudiants ou encore aux proches aidants.

Le système social, comme le système de santé, contribue à assurer une qualité de vie décente à l’ensemble de la population. De nombreuses études ont d’ailleurs mis en évidence l’influence du social sur la santé. Par exemple, l’absence de réseau social provoque un risque accru de dépression et de déclin de l’autonomie globale. Avec le risque d’entraîner une prise en charge médicale ou sanitaire qui prolongera sans doute l’espérance de vie, mais sans beaucoup en améliorer la qualité. Investir dans le social, c’est aussi investir dans la maîtrise des coûts de la santé.

Pour la qualité de vie de la population, santé et social ont tout à gagner à être considérés comme un tout, et coordonnés. Dans le canton de Vaud, nous avons eu la bonne idée, en 1967 déjà, de créer une organisation cantonale de soins à domicile également dotée de compétences et missions sociales. Tout ceci participe à faire augmenter l’espérance de «bonne vie» de la population. Mais pour éviter que le «social bashing» ne devienne la norme et incite au désinvestissement, développer une communication didactique sur ce que couvrent les prestations sociales ne serait pas un luxe. Aujourd’hui, car pas suffisamment compris, l’impôt n’est de toute évidence pas assez heureux.

* Association vaudoise d’aide et de soins à domicile

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