Pour un service public sans impôt arbitraire

L’invitéJean-François Rime, conseiller national UDC et président de l’USAM, invite à accepter l'initiative «No Billag».

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De 1990 à 2015, la redevance radio-TV des ménages a augmenté de 65%, passant de 279 francs à 462 francs par an. En parallèle, la SSR a appliqué une stratégie expansionniste sans précédent, financée par les citoyens. Les nouvelles radios et télévisions privées ont été systématiquement freinées dans leur développement. Grâce aux milliards de francs de redevances, la SSR a tenu la concurrence à distance et, depuis 2007, la maintient dans la dépendance via l’attribution de quotes-parts.

Sur 1,35 milliard de francs prélevé chaque année par Billag auprès des citoyens et des PME, plus de 1,2 milliard (plus de 90%) va directement à la SSR. Les diffuseurs privés, dépendants de la SSR, ne récoltent que des miettes.

Les personnes possédant un appareil de réception ne seront plus les seules à devoir payer. Non. La SSR entend prélever l’impôt sur les médias auprès de tous les citoyens. Même celui qui ne veut pas ou ne peut pas écouter ou regarder les émissions de la chaîne publique devra, dès 2019, s’acquitter de l’abonnement obligatoire. Les entreprises devront même passer deux fois à la caisse. Et payer jusqu’à 39 590 francs par an à la SSR. Le montant de cette double imposition dépendra de leur chiffre d’affaires – un principe totalement arbitraire.

Les perdantes seront les petites PME obligées de réaliser des chiffres d’affaires très élevés pour pouvoir dégager de maigres bénéfices. C’est le cas, par exemple, des négociants en céréales, qui ont calculé que le coût de cet impôt représentera, pour les entreprises de la branche, 0,5 à 2% de la masse salariale.

Les entreprises devront payer l’impôt sur les médias alors même que patrons et collaborateurs y seront déjà tous assujettis. En tant que personnes morales, elles ne peuvent pourtant ni écouter la radio ni regarder la télévision. Quand, au Parlement, je me suis élevé contre cette injustice et que j’ai voulu en parler avec notre ministre des médias, elle ne m’a simplement pas écouté. Il faut que l’argent rentre uniquement. Or, dès 2019, les entreprises devront verser quelque 200 millions de francs par an à la SSR, soit quatre à cinq fois plus qu’en 2012.

Voter oui à «No Billag» est un impératif. Accepter l’initiative permettra d’ouvrir enfin le débat – promis, mais empêché par notre ministre et la SSR – sur le contenu et l’ampleur du service public. Un oui à «No Billag» permettra de continuer à bien informer la population dans toutes les régions du pays sans arnaque et sans milliards d’impôts.

Israël a aboli les impôts obligatoires pour la télévision d’État voilà trois ans. Des médias privés ont pris le relais: ils font du bon journalisme et diffusent aussi leurs propres productions sur le petit marché national. Ce qu’Israël peut faire, la Suisse peut le faire. Oui à l’initiative «No Billag». (24 heures)

Créé: 30.01.2018, 15h33

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