Soins dentaires, une avancée sociale majeure

L'invitéCédric Marsens, qui préside la sous-section POP Riviera Glion, se prononce farouchement pour la votation du 4 mars.

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«Les Vaudois voudront-ils d’une assurance publique obligatoire pour les soins dentaires le 4 mars prochain?» Probablement oui s’ils ne se laissent pas berner par des arguments aussi fallacieux que mensongers. «Ces prélèvements fragiliseraient encore un peu plus l’économie de notre canton et, partant, sa prospérité», écrivait Claudine Amstein dans nos colonnes le 17 janvier.

L’extrême gauche – telle que mentionnée dans son argumentaire – est pourtant suivie par tous les partis de gauche, une quantité non négligeable de médecins, de personnalités de droite, de citoyennes et de citoyens qui n’en peuvent plus de travailler afin de ne payer que loyer, impôts et assurances-maladie en espérant avoir encore de quoi manger pour le mois suivant et n’allant plus chez le dentiste depuis longtemps, n’en ayant plus les moyens.

Parlons-en des coûts et du financement; contrairement à ce qui était affirmé, nous serions bien loin d’un arrosoir façon LAMal qui grève lourdement le budget d’un ménage puisque le mode de financement proposé est calqué sur un modèle éprouvé qui est celui de l’AVS. C’est actuellement le système le plus juste qui soit, chaque salarié y contribuant de manière égale au prorata de son revenu.

À fustiger les indépendants, les retraités, les personnes sans activité lucrative, les jeunes de moins de 18 ans, c’est une part non négligeable de la population qui est stigmatisée et dont on se moque. Une partie qui a pourtant œuvré sa vie durant pour la prospérité du pays, une autre qui n’a pas forcément choisi d’être dans sa situation et enfin une qui n’a pas encore pu participer à cela. Si l’égalité des chances existait, ça se saurait. Malheureusement, il n’en est rien.

La prévention et la responsabilité individuelle ne sont qu’un leurre. Lorsqu’une personne n’a pas une bonne dentition, ce n’est pas forcément de sa faute. Et ce n’est pas non plus forcément les conséquences d’un manque d’hygiène ou d’un quelconque excès de sucre. Une bonne santé bucco-dentaire prévient quantité de maladies évitant ainsi l’augmentation des primes des caisses maladie. Ce qui enrichit lobbies, pharmas et autres conseils d’administration.

L’instauration d’une assurance dentaire ne laisse aucunement présager d’un gouffre financier – sauf peut-être pour les dentistes – mais augure assurément d’une meilleure prise en compte de la santé de toutes et tous, sans conséquences financières pour la classe moyenne dont les dents seraient enfin soignées comme il se doit. En outre, ni l’économie, ni la prospérité du canton n’en souffriraient puisqu’il s’agit d’un financement paritaire. Dans un pays qui se targue d’être l’un des plus riches du monde, il faut tenir compte des habitants qui méritent considération puisque participant à sa prospérité. Tout le monde sera gagnant, même l’économie.

Ne tuons pas dans l’œuf une avancée sociale majeure qui profitera à toute la population. Un oui dans les urnes le 4 mars est une évidence. Les générations futures vous en seront reconnaissantes. (24 heures)

Créé: 30.01.2018, 17h57

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