Le téléphérique n’est pas réservé aux montagnards

L'invitéHenri Klunge, secrétaire général du PLR lausannois, fait des propositions autour de la mobilité.

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Voulez-vous un moyen de transport peu cher, qui ne soit pas dépendant du trafic, qui marche à l’électricité, qui ait un débit conséquent et qui ne prenne pas de place au sol? Alors prenez le téléphérique. Eh oui, pourquoi le laisser aux montagnards?

Avec quelques actions simples et sans frais considérables, il est possible d’encourager la mobilité multimodale dans le but de désengorger les villes, mais aussi les routes. Si certaines personnes ont besoin de la voiture, d’autres pourraient s’en passer si des alternatives correctes existaient. Cherchons donc des solutions dans ce sens. Le téléphérique en fait partie. Il coûte peu cher à la construction (jusqu’à dix fois moins qu’un tunnel) et il fait fi des embouteillages. Les idées de téléphériques urbains poussent un peu partout. A Lausanne avec le postulat déposé par le soussigné en décembre 2016, à Bex par la proposition de Sandrine Moesching en mars 2017, mais en France aussi, par exemple.

D’autres solutions? La création de parkings P+R de forte capacité aux différents points d’accès aux villes (gares, sorties autoroutières, etc.), qui soient bien desservis en transports publics (à une fréquence de 10-15 minutes au moins); un service de transport des achats allant des centres commerciaux aux parkings situés aux points d’accès aux villes; des places de parcs réservées dans les parkings périphériques pour le covoiturage (ces places pourraient devenir des lieux de rendez-vous entre particuliers pour le covoiturage).

Une grande partie des bouchons urbains est due aux personnes qui cherchent à se garer. A l’entrée des villes, une information en temps réel de l’état de la circulation ou du remplissage des parkings permettrait de réduire ce trafic, les personnes préférant, en cas de bouchon ou de parkings complets, se parquer en périphérie. Des vélos en libre-service devraient être disponibles aux gares (louables avec le SwissPass par exemple).

Les facteurs qui empêchent les personnes de passer aux transports publics sont nombreux: un lieu de départ mal ou peu desservi, la charge à transporter (achat, déménagement, etc.), deux destinations sur le même chemin ou un horaire contraignant impossible à concilier avec les CFF.

Des solutions simples existent heureusement et sans devoir opposer les moyens de transports entre eux; d’ailleurs plusieurs de ces propositions ont été faites au Conseil communal de Lausanne par le groupe PLR. Ces solutions sont aussi applicables ailleurs. Le plus important reste de bien définir les besoins de tous, du piéton à l’automobiliste en passant par le cycliste et de comprendre que, selon l’endroit, l’activité et le moment, le besoin peut être différent.

Créé: 03.04.2017, 15h22

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