La transition énergétique ou réenchanter le monde

L'invitéeNatacha Litzistorf, présidente de la Fédération romande des consommateurs, prône le «mieux d’Etat»et invite à une gouvernance «public-privé».

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Le projet volteface (réunissant l’UNIL et Romande Energie et soutenu par le canton de Vaud) travaille notamment sur des scénarios concernant les modes de vie et la transition énergétique. Nous pouvons saluer ce qui constitue bien plus qu’un exercice de style, une véritable aide aux décisions, en vue des choix qu’il va falloir faire. En effet, c’est aujourd’hui qu’il faut prendre des options pour passer progressivement de notre système énergétique, basé sur des combustibles fossiles non renouvelables, à un éventail énergétique, basé essentiellement sur des énergies renouvelables.

Mardi soir, devant un parterre de plus de 350 personnes, le fruit du travail d’experts internationaux nous a été présenté. Nous avons découvert cinq scénarios et nous avons pu voter pour celui que nous écarterions à tout prix, pour celui que nous aimerions voir se réaliser et pour celui que nous pensons réaliste.

En résumé et de façon très réductrice, un scénario remettait «les clés» au secteur privé, un à la population et un à l’Etat. Un scénario délocalisait nos problèmes et notre pollution, surtout dans «des pays du Sud». Et un dernier reprenait «un peu de chaque», tout en partant de l’idée que le début de la transition était une crise majeure.

La richesse des réflexions et l’intelligence collective amènent bien entendu à construire son propre scénario. Pour ma part, le scénario pour lequel je m’engagerais politiquement s’articule en quatre points. Premièrement la transition énergétique, «c’est l‘affaire de tous». Raison pour laquelle, il est essentiel d’aborder la question sous l’angle de la participation. Cette transition énergétique n’existera pas si elle est imposée d’en haut, sans renforcer les capacités de chacun d’entre nous à y contribuer.

C’est bien par des modes de vie collaboratifs que réside une partie des solutions

Deuxièmement, l’aménagement du territoire et l’urbanisme doivent être plus présents dans le dispositif. Nous devons capitaliser sur les pratiques que nous avons maintenant acquises et réfléchir aux transports en même temps qu’à l’organisation de nos territoires.

Troisièmement, l’économie de partage doit être au cœur des réflexions de la transition énergétique. En effet, c’est bien par des modes de vie collaboratifs (partage de voiture, habitat collectif, financement participatif, etc.) que réside une partie des solutions pour une transition énergétique qui nous garantisse confort et sécurité.

Pour terminer, j’aimerais que tous les acteurs du système politico-administratif et de l’économie se retrouvent dans un modèle de «mieux d’Etat» afin de sortir de nos querelles stériles du «plus» ou du «moins». Et pour ce faire, je plaide pour une gouvernance «public-privé» réenchantée.

Créé: 11.02.2016, 15h34

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