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La trompeuse concurrence hospitalière

Olivier Delacrétaz se pose beaucoup de questions sur la compatibilité d'un principe économique avec le monde de la santé.

Le 3 novembre dernier, le Syndicat des services publics organisait une «journée d’action» dans les hôpitaux publics. Il dénonçait une dégradation des conditions de travail due à l’introduction, en 2012, de la concurrence hospitalière. La concurrence n’est pas un mal en soi. Elle pousse à améliorer son offre, à mettre à jour ses outils, à supprimer les postes inutiles, à perfectionner sa formation, à inventer.

Mais cela a-t-il un sens de parler de concurrence dans le monde hospitalier? Car la concurrence, ce n’est pas simplement une forme rigoureuse de gestion. C’est un combat, mené de patron à patron, d’entreprise à entreprise. Il s’agit de prendre des parts de marché à ses concurrents tout en préservant les siennes.

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