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Une vague «jaune et noir» va s’abattre sur Lausanne

Sébastien Jubin s'enflamme pour la venue du HC Ajoie, dimanche, pour la finale de la Coupe de Suisse de hockey face à Davos.

Un peu d’orgueil, pour une fois. La Suisse du sport est celle de tous les possibles. Et la Romandie a de quoi être fière, car ce dimanche elle sera représentée, lors de la finale de la Coupe de Suisse de hockey, par le «petit» HC Ajoie.

À Lausanne, la Vaudoise aréna accueillera dès 18 heures un duel au sommet inédit: à Malley, on verra le David HC Ajoie affronter le Goliath HC Davos. Le Jura contre les Grisons. La capitale vaudoise devrait se souvenir longtemps de la vague «jaune et noir» qui va déferler sur elle. Car la patinoire va trembler de passion. La plus belle, la plus pure. Elle accueillera plus de 7000 Jurassiens pour cette finale attendue comme le Messie par les fans.

La Vaudoise aréna (et sa capacité de 9600 places) sera pleine comme un œuf. Mais pourquoi dans le fief du LHC, autrefois l’un des meilleurs ennemis de glace du HCA? D’abord parce que la croulante patinoire de Porrentruy est en cours de rénovation totale. Ensuite parce qu’il paraissait culotté de quémander à Bienne, éliminé en demi-finale par le HCA, de louer son espace de glace.

«L’équivalent de 10% de la population du plus jeune et du plus petit des cantons romands»

La Suisse ne connaît que trop bien la capacité de rassemblement des Jurassiens. Ils n’en sont pas à leur coup d’essai, que ce soit sur le plan politique ou sportif. Mais là! Les chiffres donnent carrément des frissons d’orgueil. Comptez: c’est l’équivalent de 10% de la population du plus jeune et du plus petit des cantons romands qui scandera haut et chantera encore plus fort les chants d’encouragement de son équipe. Pour montrer l’étendue de la ferveur ajoulote, il suffit de donner ce chiffre: près de 50 cars feront le déplacement de Lausanne et les billets ont trouvé preneurs en quarante-huit heures seulement. L’histoire du HCA, champion de Suisse à l’issue du championnat 2015-2016 de Swiss League, est une belle leçon de sport.

Un peuple rassemblé autour de son club phare. Des femmes, des hommes, du plus jeune au moins jeune, plusieurs générations de fidèles qui supportent les joueurs à la Vouivre comme un seul homme: le septième. C’est celui-là qui emmène les petits clubs aux modestes budgets vers les sommets.

L’histoire n’est pas sans rappeler que dans notre pays on peut être une minuscule commune et briller de mille feux sur la scène nationale. Au Tessin, le club mythique d’Ambri-Piotta en fait, décennie après décennie, l’impressionnante démonstration.

Des anecdotes, avant même l’événement de dimanche, il en pleut. Comme celle de ce Jurassien exilé en terres lémaniques qui a demandé à son médecin de déplacer de quelques jours son opération de la hanche pour assister à cette finale historique. Comme ces centaines de T-shirts estampillés «Ajoie-Davos» vendus en quelques heures ou cette ville de Porrentruy qui a d’ores et déjà décrété une «nuit libre» dans ses bars en cas de victoire.

Et même si, à la fin, c’est l’indétrônable Goliath qui gagne, ce n’est pas si grave: l’impensable aura déjà été accompli.

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