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Vaud a les capacités d’intervenir dans la durée

Pascal Broulis encourage à poursuivre l'effort sanitaire et se montre optimiste sur la capacité de résilience du canton.

Voici un mois encore, nous préparions des réunions, achats, sorties, vacances… Depuis le 15 mars, ces projets ont été emportés par la mortelle pandémie de coronavirus qui balaie la planète, la Suisse et le canton de Vaud, particulièrement touché. Elle a imposé de lourdes entraves à nos libertés et paralyse en profondeur notre économie.

Dans une telle crise, l’État est en première ligne, sollicité de partout. C’est sa place. Le message que je veux faire passer, c’est qu’il la tient et la tiendra dans la durée, certainement pas infaillible mais décidé à agir au mieux des intérêts de toute la population. Et à même de le faire.

Notre priorité est toujours sanitaire. C’est pour préserver la santé de tous, d’abord des aînés et des plus fragiles, que des mesures strictes ont été prises. Cette stratégie fonctionne. Nos hôpitaux subissent une forte charge mais tiennent le coup. La tendance des courbes est positive. Tant mieux.

Poursuivons l’effort tant qu’il est nécessaire. Nous le devons au corps médical, formidablement engagé, comme à toutes celles et ceux qui gardent notre société fonctionnelle et que je remercie sincèrement. Et nous le devons, finalement, à nous-mêmes. Ce serait trop bête de subir, par impatience, un retour de virus.

«Heureusement, nous avons été des fourmis et pas des cigales depuis des années»

L’urgence est aussi économique. Pour faire face, la Confédération a adapté le mécanisme du chômage partiel et cautionne 62 milliards de francs de crédits-relais, que les entreprises sollicitent en masse. La somme est énorme, sans pour autant répondre à toutes les situations. La Confédération va continuer à s’adapter et les Cantons s’engagent aussi, subsidiairement.

Le Conseil d’État vaudois vient de réserver 403 millions de francs, provenant du bon résultat des comptes 2019, pour intervenir où il le faudra. Parallèlement, il a revu tous ses délais et procédures pour qu’aucune situation ne soit aggravée par les impôts.

J’entends les impatiences, mais il est illusoire de penser éviter tout dégât. Face à un tel ralentissement, c’est impossible. Mais Canton et Confédération auront encore un rôle primordial à jouer dans le temps de la sortie de crise, qui va venir. Nous le ferons, nous pourrons le faire car nous avons été fourmis et non cigales depuis des années. La Confédération avec son frein à l’endettement, Vaud avec ses articles financiers qui comprennent aussi (art. 163) une relance anticyclique. Nous avons diminué notre dette, amorti, préfinancé autant que possible nos investissements, créé de la trésorerie. Cette politique n’a pas toujours été bien comprise, mais heureusement que nous l’avons menée.

Demain, en finançant la relance, le plan climat, en trouvant un nouvel équilibre avec les Communes nous recréerons le cercle vertueux des échanges. J’ai confiance. La collectivité vaudoise a les moyens d’être résiliente et elle les utilisera.

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