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Une Verte pour booster le Conseil fédéral

Ilias Panchard plaide pour que Regula Rytz rejoigne le cénacle des sept Sages.

Une fois n’est pas coutume, les élections ont largement rebattu les cartes de la politique fédérale. La victoire des écologistes est historique. La paisible Suisse n’a en effet jamais vu un parti réaliser une telle percée électorale. Le groupe parlementaire vert passe de 13 à 35 membres et joue maintenant dans la même ligue que le PDC et le PLR au sein de la Berne fédérale.

Notons que les Jeunes Vert·e·s figurent en tête des partis de jeunes, réalisant des scores conséquents dans de nombreuses villes, plus de 4% à Lausanne ou 6% à Yverdon, dans la lignée des mobilisations des jeunes pour le climat.

«La paisible Suisse n’a en effet jamais vu un parti réaliser une telle percée électorale»

Ce plébiscite fait suite à nos excellents résultats dans les cantons et communes ces dernières années. Cela en particulier en Suisse romande, où les Vert·e·s ont vu leurs députations fortement se renforcer à Genève, Fribourg, Neuchâtel et en Valais. De même, Martin Neukom, ancien président des Jeunes Vert·e·s suisses, a été élu au Conseil d’État zurichois ravissant le second siège du PLR.

Le renforcement de l’écologie populaire doit évidemment beaucoup aux mobilisations sociales qui ont traversé notre pays en 2019. Des dizaines de milliers de jeunes ont manifesté pour une politique climatique conséquente et solidaire. De plus, cette année a vu se mobiliser des dizaines de milliers de femmes et d’hommes solidaires pour une politique féministe, cela dans un des seuls pays ne connaissant toujours pas de congé paternité, aux forts écarts salariaux et où les violences sexistes et sexuelles restent à la marge du débat public.

Voir ces mobilisations populaires porter la vague verte est un beau symbole pour un parti fondé il y a maintenant près de quarante années suite, justement, à des mobilisations citoyennes contre les grands projets autoroutiers, la folie des centrales nucléaires et contre les politiques militaristes.

En présentant Regula Rytz, les Vert·e·s proposent une candidate expérimentée, déterminée et à l’écoute de la société civile. Membre reconnue de l’Exécutif de la Ville de Berne, conseillère nationale solide et talentueuse présidente des Vert·e·s, elle réunit les critères nécessaires à occuper les plus hautes fonctions politiques.

La participation gouvernementale des Vert·e·s permettra d’insuffler du volontarisme dans un gouvernement plus connu pour son approche gestionnaire que pour sa capacité à développer des projets ambitieux et visionnaires.

Face au message très clair envoyé par le peuple, la balle est maintenant dans le camp du PDC et des Vert’libéraux. Le 11 décembre prochain, nous verrons qui, parmi les parlementaires fédéraux, respectera la formule magique et cessera de tergiverser sur les questions climatiques, de protection de la biodiversité et de lutte contre les inégalités.

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