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Vestiges de la révolution et de Guy Debord

A l'occasion de la publication d'une biographie du situationniste, Boris Senff sonde l'actualité de l'auteur subversif

De l’idée révolutionnaire, il ne reste rien, si ce n’est l’épisodique nostalgie de quelques révoltés occasionnels. Dans une époque gestionnaire, même les forces politiques «progressistes» récusent tout horizon utopiste et se réclament d’ajustements pragmatiques, à l’instar d’une social-démocratie plus gauche que gauchiste et de Verts cultivant leur potager à l’ombre de l’industrie mondiale.

Parmi les derniers penseurs à n’avoir jamais désarmé, il y a Guy Debord (1931-1994), fondateur du groupuscule l’Internationale Situationniste et auteur culte de La Société du spectacle en 1967. La nouvelle biographie qui vient d’être consacrée à cette figure de la subversion du XXe siècle souligne évidemment l’échec de sa vie – conclue par un suicide – qui se confond avec celui de l’espoir révolutionnaire.

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