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Vidons le lac… il est dangereux

Gilles Meystre, conseiller communal PLR et président de GastroVaud, s'indigne de la décision de la Municipalité de Lausanne de vider certaines fontaines de la ville.

Vider les fontaines ou les recouvrir d’un filet: la récente décision de la Municipalité avait tout d’un poisson d’avril… Mais elle n’en est pas un! Lausanne entend en effet très sérieusement appliquer les normes du Bureau de prévention des accidents (BPA) pour protéger les enfants. S’il est vrai que certaines fontaines lausannoises sont parfois glissantes, voire périlleuses, cette décision est à la fois disproportionnée et inquiétante. Disproportionnée, puisque au recensement des accidents survenus en eau de fontaine, on ne dénombre qu’un cas grave… On est donc loin d’une hécatombe justifiant une mesure aussi radicale. Disproportionnée aussi, car les normes du BPA n’ont aucune portée obligatoire. Elles formulent des recommandations à considérer davantage comme des sources d’inspiration lors de la conception de nouveaux aménagements que comme des oukases destinés aux infrastructures existantes.

Dès lors, faute de dangerosité avérée ou de normes juridiques contraignantes, seule une pensée politique infantilisante, visant à protéger le citoyen contre tout, au risque de le rendre vulnérable à tout, peut expliquer l’assèchement des fontaines de la capitale vaudoise.

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