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Sorties cinéma
«Companion», «Un parfait inconnu»: quels films aller voir cette semaine?

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«Companion»

Deux personnes assises l’une en face de l’autre dans un salon moderne avec une grande cheminée en arrière-plan.

La majeure partie des films qui traitent de l’IA en montrent les aspects négatifs ou sombres, soulignant le sentiment d’inquiétude qu’on peut légitimement éprouver face à une technologie nouvelle dont les conséquences sont malaisées à cerner. «Companion» n’y fait pas exception. Ce film de Drew Hancock débute comme une énième comédie romantique, avant que le week-end en amoureux d’un jeune couple presque trop parfait pour être vrai ne vire au cauchemar. Dans l’ensemble, le scénario est prévisible, même s’il s’efforce de nuancer une thématique désengorgée de ses oripeaux technologiques.

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«Companion» n’est ainsi pas vraiment un film à effets – la science-fiction y est discrète – mais il table surtout sur les oppositions de caractère entre humains et robots susceptibles d’être reprogrammés, et donc de changer. Il y avait là matière à paradoxe dont le film ne tire pas vraiment parti, se cantonnant au thriller à suspens classique, plaisant mais sans génie. Nepo baby de la semaine, le héros du film, Jack Quaid, est le fils de Meg Ryan et Dennis Quaid. Il n’est d’ailleurs pas un inconnu, sa filmographie alignant même les blockbusters, de «Hunger Games» à «Oppenheimer». PGA

Note: **

•= détestable, °= à vos risques et périls, *= bien, **= intéressant, ***= excellent, ****= chef-d’œuvre

«Un parfait inconnu»

Un musicien jouant de la guitare en noir et blanc, avec un harmonica autour du cou.

«Un parfait inconnu», s’appelle le film. Mais connaît-on mieux Bob Dylan en quittant la salle? Pas vraiment. On connaît mieux les talents d’imitation de Timothée Chalamet, ça oui. Sa capacité à gratter des accords de guitare, son port altier de casquette, sa voix qui sonne juste quand il reprend les classiques folk, comme celle de Joaquin Phoenix retrouvait les graves de Johnny Cash dans «Walk the Line», le premier biopic musical du cinéaste James Mangold dont «Un parfait inconnu» est formellement proche.

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On reconnaît aussi les rues de New York en hiver 1962, le décor des lofts miteux où se vivait la bohème, le bruit de la moto sur laquelle Dylan roulait sans casque vers le succès, Edward Norton derrière le débonnaire Pete Seeger. On retrouve les étapes connues comme autant de cartes postales «Un jour, un destin», sacrifiant en cela aux règles du biopic bien caréné. Avec quelques raccourcis historiques qui feront éternuer les puristes…

Connaître un parfait inconnu? Comprendre Dylan en film autrement que par ses chansons? Mission impossible. Oxymore. Ou alors il faut oser ne pas le représenter à l’écran, comme le fit impeccablement Todd Haynes dans «I am not There». Mais en choisissant de l’incarner sous les traits de Timothée Chalamet, présent dans chaque plan tant il semble vouloir surligner l’exploit technique plutôt que l’implicite et le caché, le cinéaste fait dire à son film le contraire de son projet et de son titre. Deux heures et vingt minutes de bonne musique, cependant, ne sont jamais inutiles. FBA

Note: **

•= détestable, °= à vos risques et périls, *= bien, **= intéressant, ***= excellent, ****= chef-d’œuvre

«La pie voleuse»

Une femme âgée savourant des huîtres à une table en terrasse, avec vue sur la mer en arrière-plan.

Robert Guédiguian est un cinéaste d’une régularité exemplaire. Il signe un film par an (environ), avec toujours la même bande de comédiens, tels qu’Ariane Ascaride ou Jean-Pierre Darroussin, ou encore Gérard Meylan ou Grégoire Leprince-Ringuet, qu’on retrouve tous ici. «La pie voleuse» flirte avec une certaine ambiguïté puisqu’il se centre sur Maria, qui aide des personnes âgées à domicile, et leur subtilise au passage quelques euros pour joindre les deux bouts.

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La fable est grinçante, et le monde selon Guédiguian ne se divise pas en deux camps, riches contre pauvres, gentils et méchants, et ainsi de suite. Ce nouveau film nous oblige à abstraire le discours social et à relativiser de cas en cas en tenant compte d’un contexte, oppressant ou laxiste selon les situations. L’ensemble demeure solaire et généreux. Guédiguian ne condamne pas ses personnages, mais plutôt la société dans laquelle ils se meuvent. Tout cela est en parfaite cohésion avec le reste de son œuvre. PGA

Note: ***

•= détestable, °= à vos risques et périls, *= bien, **= intéressant, ***= excellent, ****= chef-d’œuvre

«Le moineau dans la cheminée»

Une femme en chemise rouge regarde vers l’appareil photo dans une cuisine, avec trois autres personnes à l’arrière-plan.

Des frères Zürcher – Silvan produit, Ramon réalise -, nous avions déjà découvert «La jeune fille et l’araignée», qui remonte à 2021. «Der Spatz im Kamin», traduit littéralement par «Le moineau dans la cheminée», nous paraît encore plus abouti. Les tensions s’accumulent dans une famille où tous vont et viennent au gré d’une mise en scène qui les épouse et les évite, et ce ballet est absolument fascinant.

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Le film convoque avec élégance un vaste jeu d’ellipses qui n’en finissent pas de se heurter à des dominations successives. C’est troublant et juste, cruel et sans illusions, apte à renouveler le cinéma qui tourne autour des règlements de comptes. Il s’agit objectivement de l’un des meilleurs films suisses découverts en 2024, en l’occurrence à Locarno, où il figurait en compétition. À ce titre, il aurait d’ailleurs mérité le Léopard d’or. À croire que les jurés dormaient. PGA

Note: ***

•= détestable, °= à vos risques et périls, *= bien, **= intéressant, ***= excellent, ****= chef-d’œuvre

«Mon inséparable»

Deux personnes portant des bonnets de bain, l’une murmure à l’oreille de l’autre près d’une piscine.

Mona (Laure Calamy, toujours au top) a une relation fusionnelle avec son fils trentenaire, Joël, qui est mentalement retardé. Un jour, elle découvre qu’il aime sa collègue Océane, elle aussi en situation de handicap. Et que cette dernière est même enceinte. Tout vacille alors dans leur monde.

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Ce métrage signé Anne-Sophie Bailly aborde de multiples thèmes, brasse large dans une espèce de volonté de mixité sociétale au final assez juste. On dit que les bons sentiments ne font pas toujours de bons films. Voici la preuve de l’inverse. PGA

Note: **

•= détestable, °= à vos risques et périls, *= bien, **= intéressant, ***= excellent, ****= chef-d’œuvre

«On Becoming a Guinea Fowl»

Deux femmes dans une cuisine sombre, entourées de casseroles et d’ustensiles de cuisine, regardant attentivement hors de cadre.

Même avec la meilleure volonté du monde, difficile de comprendre ce qui a pu emballer les festivaliers cannois (dans la section «Un certain regard») dans ce film de la Zambienne Rungano Nyoni sur le mensonge et le deuil.

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L’ensemble est assez mal joué et visuellement pauvre. Le film le moins essentiel du mois. PGA

Note: °

•= détestable, °= à vos risques et périls, *= bien, **= intéressant, ***= excellent, ****= chef-d’œuvre