Sélection musiqueEmilie Zoé s’offre un sacre du printemps
La chanteuse romande met en ligne dimanche son concert au Montreux Jazz, au Stravinski en 2022. Sinon, il y a Mozart et du reggae.
Emilie Zoé à Montreux

Rock Le double effet Kiss Cool du Montreux Jazz? Jouer au Stravinski en première partie de Nick Cave puis, deux ans plus tard, publier son concert en qualité HD dans le catalogue des «Live at Montreux», pas la plus rikiki des références. Emilie Zoé le méritait bien, pas seulement pour son parcours récent (près de 90 concerts internationaux dans la foulée de son dernier album, «Hello Future Me») mais surtout pour la qualité impressionnante de cette prestation face à 4000 personnes en attente du baron rock’n’roll.
Il fallait oser s’imposer, la native de Lausanne l’a fait. L’assurance enflammée avec laquelle elle lance les arpèges de «Parents’ House», seulement soutenue par la frappe et les chœurs du batteur Fred Bürki, suffit à s’en convaincre. Expérience et talent permettent au duo la gageure d’habiter l’immense scène de l’Auditorium durant presque une heure, sans temps mort. La preuve? Le concert sera disponible dès dimanche (17 h) sur YouTube, en attendant une sortie officielle en mai.
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Trilogie mozartienne

Classique Le «Requiem» de Mozart manquait singulièrement dans la discographie de l’Orchestre de Chambre de Lausanne, après qu’il a complété l’intégrale des concertos pour piano (Zacharias) et pour violon (Capuçon).
L’enregistrement, réalisé dans une nouvelle édition critique, au Théâtre de Beaulieu le 9 février 2023, fait magnifiquement l’affaire. D’abord parce qu’il réunit les forces de l’orchestre, de l’Ensemble vocal de Lausanne et de quatre excellents solistes sous le geste inspiré de John Nelson. Le chef américain sait parler cette langue sacrée avec un dosage idéal d’élévation et de vivacité.
Ensuite, parce que le programme est complété par le bref et miraculeux «Ave Verum Corpus» et par ce concerto pour soprano qu’est l’«Exsultate Jubilate», ciselé avec ferveur et lumière par Marie Lys. Enfin, les ingénieurs du son de Teldex confèrent à Beaulieu une ampleur digne d’une cathédrale.
Prince Fatty, croisière à la Jamaïque

Reggae Quand le printemps pointe son nez, une gorgée de reggae roots nous met toujours de bon poil. Voilà que tombe dans les bacs le nouvel album de Prince Fatty, petite merveille pour quiconque goûte aux douceurs chaloupées de la musique jamaïcaine d’antan.
Le producteur anglais Prince Fatty, Mike Pelanconi de son nom de baptême, est devenu au fil des années THE référence en la matière. Le CV de l’homme commence du reste à ressembler au bottin mondain du hip-hop et de la pop. Sur ce nouveau disque et comme d’ordinaire, il s’entoure de voix de braise. Des vétérans du reggae de naguère, tels Big Youth, Cornell Campbell, Marcia Griffiths ou Earl 16. Mais aussi des jeunes louves et loups, comme Omar ou l’épatante Shniece McMenamin qui entonne ici une reprise gorgée de soul caribéenne de «Mercedes Benz», le dernier titre enregistré par Janis Joplin avant sa mort.
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