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L’invitéSoulager les victimes matérielles de la pandémie

René Knüsel déplore qu’un revenu de base n’ait pas été mis en place pour assurer la survie de chacun dans la dignité.

Les souffrances et les doléances à propos de la situation sociale et économique créée par la pandémie de Covid-19 peuplent densément tous les médias. Les milieux de défense de l’économie font part de leur mauvaise humeur devant la fermeture des commerces non essentiels; les restaurateurs, hôteliers, tenanciers de bars et leurs personnels s’insurgent. Les milieux de la culture se languissent depuis des mois dans des salles désespérément vides. Les artistes, certes, mais aussi tous les professionnels, intermittents nécessaires à la création, disent leur désespoir. Les sportifs, les professionnels du tourisme, les responsables des transports publics font part de leur profonde préoccupation. Il faudrait encore ajouter tous les enseignants, responsables d’institutions, des lieux de culte…

La liste pourrait s’allonger à l’envi et elle ne mentionne pas les nombreuses personnes directement victimes de la crise, privées d’activité ou encore de celles dites vulnérables, perturbées dans leur quotidien.

«Certaines incohérences dans les décisions interrogent, mais pas moins que celles des milieux concernés qui réclament à cor et à cri le rétablissement de la situation normale…»

Nos autorités politiques sont pointées du doigt parce qu’il leur incombe de lutter contre la pandémie et que, à défaut de moyens d’action efficaces et immédiats, la limitation des contacts interindividuels constitue une réponse pragmatique. Certaines incohérences dans les décisions interrogent, mais pas moins que celles des milieux concernés qui réclament à cor et à cri le rétablissement de la situation normale…

L’urgence demeure de répondre aux conséquences immédiates de la privation d’activités, de reconnaissance et surtout de ressources financières. Sur ce point, il faut reconnaître que la crise a mis au jour les incohérences, les lacunes et surtout les limites d’un système qui repose avant tout sur la suspicion.

Au nom des abus qui pourraient être commis et du contrôle indispensable pour les limiter, les aides sont ciblées, parcellisées, soumises à des procédures alambiquées, tortueuses et parfois kafkaïennes. Prenez la situation des indépendants, regardez celle des milieux artistiques, songez aux… Les limitations du semi-confinement sont en cause, mais c’est surtout le dédale administratif (pourtant adapté) pour accéder aux allocations qu’il faut interroger.

Revenu de base

Face à une situation exceptionnelle, les mesures doivent l’être aussi. Un revenu de base, à tout le moins sectorisé, limité dans le temps, aurait dû s’imposer pour assurer la survie de chacun dans la dignité.

Pour répondre aux situations pandémiques, la pratique d’une solidarité pertinente aux besoins devrait devenir automatique et systématique. Les RHT-Covid ou l’aide sociale en sont les actuels substituts, mais au prix d’embûches, de tracasseries et d’aboutissements incertains. Une double peine bien inutile, mais consciemment voulue par ses irréductibles opposants.

5 commentaires
    Mendrisiotto

    Je n'ai jamais vu un seul conseiller d'état socialiste enfin dit socialiste, lutter, ce n'est pas les socialistes du temps passé, Depuis Schengen c'est terminé, on prend les étrangers et les ouvriers passent à la trappe chez nous, Les conseillers d'état socialiste c'est des riches qui ont oublié que despauvres existent chez nous. Ne dites pas que c'est pas vrai, c'est une réalité.