Passer au contenu principal

Politique agricole en criseSous la Coupole, le lobby paysan ne tient plus qu’à un fil

Le renvoi de la PA22+ s’est joué à trois voix près mardi. Des élus PDC et PLR ont lâché l’Union suisse des paysans, accusée d’arrogance. Malaise.

Markus Ritter, président de l’Union suisse des paysans, est sous le feu des critiques.
Markus Ritter, président de l’Union suisse des paysans, est sous le feu des critiques.
Keystone

C’est un vote serré qui en dit long sur le rapport de force au parlement. Mardi, la nouvelle politique agricole (PA22+) a été renvoyée par 100 voix contre 95 au National. Une victoire pour l’Union suisse des paysans (USP), qui combattait cette stratégie du Conseil fédéral. Mais une victoire à la Pyrrhus. Trois petites voix, voilà à quoi est réduit le puissant lobby agricole. C’est un signal d’alarme, à moins de trois mois du vote sur les initiatives antipesticides.

Ce qui devrait inquiéter l’USP, c’est l’effritement des voix dans le camp bourgeois. Quatre élus du Centre et neuf PLR ont refusé de soutenir la faîtière agricole, dont Vincent Maitre (Centre/GE), Jacqueline de Quattro (PLR/VD) ou encore Isabelle Moret (PLR/VD). Et il s’en est fallu de peu que d’autres les rejoignent. «Nous étions prêts à nous abstenir pour manifester notre mécontentement, reconnaît un élu PLR. Nous avons finalement renoncé pour ne pas devoir porter la responsabilité de cet échec.»

Les articles ABO sont réservés aux abonnés.