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Spike Lee «Nous, les Noirs de ce pays, savons qui nous sommes»

Son nouveau film «Da 5 Bloods» est sorti sur Netflix le 12 juin. Grand chroniqueur de la communauté afro-américaine aux États-Unis, le cinéaste a, comme peu d’autres, brossé le tableau de la trépidante vie new-yorkaise, une ville aujourd’hui vide sous son regard.

Spike Lee
Spike Lee
AFP


Depuis plusieurs décennies, ce pétillant cinéaste raconte les avatars de la communauté afro-américaine des États-Unis, emplissant l’écran de musique – toujours excellente –, de flashs de la réalité et de fantasmes autour des thèmes qui l’obsèdent. Parmi eux, notamment, la dénonciation du racisme sous toutes ses formes, ou le langage de la rue. Et New York, la ville de ses rêves et de ses nuits blanches, aujourd’hui plus que jamais devenue l’une des enclaves des États-Unis les plus frappées par la pandémie. Il réside dans l’Upper East Side de Manhattan depuis des années, avec Tonya, son épouse, Satchel et Jackson, ses enfants, un vieux yorkshire-terrier prénommé Ginger et un nouveau chien de race shih tzu. C’est de là que, «bunkerisé» comme il dit, Spike Lee, 63 ans, s’entretient avec nous par vidéoconférence – l’entretien se déroule bien avant la mort de George Floyd et les émeutes qu’elle a provoquées.

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