Pour sa 80e édition, le Bol d’Or est plus convoité que jamais par les cadors du lac

VoileLa régate la plus prestigieuse s’élance samedi à 10 h de Genève.

«Safram» est le seul a pouvoir battre les D35.

«Safram» est le seul a pouvoir battre les D35. Image: DR

Signaler une erreur

Vous voulez communiquer un renseignement ou vous avez repéré une erreur ?

Ce ne sera pas le Bol d’une vie comme il y a douze mois. Soleil, bise, chaleur mais pas trop, retour pour l’apéro du soir: l’édition 2017 de la plus grande régate du monde en bassin fermé est entrée dans les cœurs des régatiers et des suiveurs. En cette année de célébration, le cocktail aura un goût différent: il sera typiquement lémanique. Un vrai Bol, sans airs bien établis pour fêter l’anniversaire. Ce ne sera pas le Bol d’une vie, non, mais les équipiers des 560 bateaux présents samedi matin au départ s’en souviendront quand même.

À commencer par les cadors. Les D35 seront a priori intouchables, comme c’est le cas depuis quatorze ans (13 victoires). À moins que… «À moins que les conditions nous soient favorables, sourit Rodolphe Gautier, le président de la manifestation et surtout le skipper de «Safram». Dans ce régime de brise, notre bateau peut tirer son épingle du jeu.» Ce beau catamaran demeure à ce jour le seul à avoir détrôné les D35. C’était en 2013 et il s’appelait «Zenith Fresh!» Le Bol fêtait alors ses 75 ans. Visiblement, ce Ventilo M1 aime les anniversaires.

Suffisamment pour revendiquer un autre statut que celui d’outsider? Possible. Pour la victoire, le champ sera très ouvert. «D’autant plus dans ces conditions de vents qui s’annoncent très complexes, estime Arnaud Psarofaghis, équipier d’«Alinghi». Pour toutes les équipes, le Bol d’Or est la régate la plus compliquée à gagner. Il ne faut pas seulement naviguer proprement, éviter les erreurs. Il faut aussi avoir un peu de chance.»

Face à l’ogre «Alinghi», «Ladycat Powered by Spindrift racing» ne cache pas ses ambitions. «Viser une victoire cette année et tenter de décrocher le trophée à vie a un petit goût d’ultimatum, témoigne Dona Bertarelli, coskipper de son bateau avec Yann Guichard. Le Bol d’Or est une course extrêmement difficile. De grands marins sont venus y participer sans victoire à la clé.»

La réussite se joue souvent sur un coup de dés, une manœuvre, un coup de bluff. Mais pas seulement. «Il est primordial de bien se connaître, poursuit Dona Bertarelli. On note que les équipes les plus constantes dans leurs résultats sont bien souvent celles dont les équipiers naviguent ensemble depuis plusieurs années. Chez Spindrift, c’est pareil!»

Loin derrière ce duel fratricide, la course des monocoques sera passionnante à tous les niveaux. Sur «Syz and Co.» (Psaros 40), Jean Psarofaghis ne lâchera rien pour gagner une troisième fois en cinq ans et remporter définitivement le Bol de Vermeil. Mais attention aux Hongrois de «Raffica», redoutables par petit temps. (24 heures)

Créé: 08.06.2018, 21h18

Publier un nouveau commentaire

Nous vous invitons ici à donner votre point de vue, vos informations, vos arguments. Nous vous prions d’utiliser votre nom complet, la discussion est plus authentique ainsi. Vous pouvez vous connecter via Facebook ou créer un compte utilisateur, selon votre choix. Les fausses identités seront bannies. Nous refusons les messages haineux, diffamatoires, racistes ou xénophobes, les menaces, incitations à la violence ou autres injures. Merci de garder un ton respectueux et de penser que de nombreuses personnes vous lisent.
La rédaction

Caractères restants:

J'ai lu et j'accepte la Charte des commentaires.

No connection to facebook possible. Please try again. There was a problem while transmitting your comment. Please try again.