Aux Mondiaux, les Romands ont tous un rôle clé à jouer

Hockey sur glaceLes cinq internationaux francophones de la sélection suisse contribuent grandement à la force de l’équipe.

Le joueur suisse Vincent Praplan, droite, à la lutte avec le joueur letton Gints Meija.

Le joueur suisse Vincent Praplan, droite, à la lutte avec le joueur letton Gints Meija. Image: Keystone

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Pour retrouver autant de Romands à des postes clés en équipe nationale, il convient d’effectuer un bond d’une dizaine d’années dans le passé. Ils étaient sept en 2009 au championnat du monde en Suisse, huit l’année suivante en Allemagne, puis six en 2011 au tournoi mondial en Slovaquie.

Goran Bezina, Julien Vauclair et Félicien Du Bois formaient à l’époque près de la moitié de la défense helvétique tandis que des joueurs comme Thibaut Monnet, Julien Sprunger, Kevin Romy, Sandy Jeannin, Thomas Déruns ou encore Paul Savary faisaient partie des attaquants sollicités il y a une décennie.

Entre 2012 et 2018, les internationaux provenant de la partie francophone du pays ont été moins nombreux, avec un pic négatif en 2014 lors du championnat du monde en Biélorussie: l’attaquant de Genève-Servette, Kevin Romy, était alors le seul représentant romand de la sélection au tournoi de Minsk.

Depuis l’an dernier, plusieurs joueurs âgés de 22 ans (Noah Rod) à 28 ans (Romain Loeffel) sont arrivés à maturité presque simultanément. Le plus réjouissant: cinq d’entre eux endossent des responsabilités et des rôles clés dans la sélection de Patrick Fischer, dont trois font partie des médaillés d’argent de Copenhague au printemps dernier (Haas, Rod et Hofmann). Quant au sixième Romand retenu pour le tournoi à Bratislava, Damien Riat (22 ans), il n’a pas griffé la glace et a finalement dû rentrer en Suisse pour libérer la place promise au nouveau venu, Sven Andrighetto (Colorado Avalanche).

Directeur des équipes nationales et futur chef technique du HC Davos, le Grison Raeto Raffainer apprécie cette touche francophone: «Par leurs qualités de joueurs mais aussi humaines, ils contribuent grandement à la force de notre groupe.»


Gaëtan Haas

Le stratège
Age: 27 ans Poste: centre Club: Berne

Son rôle Il est le centre numéro deux derrière Nico Hischier. Le Biennois du CP Berne brille par sa polyvalence et la qualité de son jeu défensif est régulièrement vantée par le sélectionneur national.

Gaëtan Haas peut servir de rampe de lancement pour ses ailiers, mais il est aussi capable, grâce à sa facilité de patinage, de porter lui-même le danger en phase offensive. Patrick Fischer l’utilise également en supériorité numérique.

Récemment couronné champion de Suisse avec le SCB, il intéresse plusieurs clubs de NHL, qui sont venus l’observer au championnat du monde. Il possède une clause de sortie dans son contrat avec le club de la capitale et une entente avec une organisation de NHL pourrait survenir en marge du championnat du monde.

Expérience Il participe à son quatrième tournoi mondial (2016, 2017, 2018, 2019).


Romain Loeffel

Le chef d’orchestre
Age: 28 ans Poste: défenseur Club: Lugano

Son rôle L’ex défenseur de Genève-Servette est le spécialiste du power-play de la sélection. Son coup d’œil depuis la ligne bleue et surtout sa capacité à éviter les blocs adverses pour amener le puck sur le but le rendent si précieux dans ce rôle. Buteur contre l’Italie, le Chaux-de-Fonnier peut apporter encore davantage à l’équipe en supériorité numérique. En deux sorties, la sélection helvétique n’a trouvé la faille qu’à deux reprises – à chaque fois contre les Italiens – en huit séquences avec un homme en plus sur la glace. Quant aux 120 secondes de double avantage numérique galvaudées contre les Lettons dimanche, elles sont survenues au moment même où Loeffel se faisait poser deux points de suture à l’infirmerie suite à un coup de canne au visage!

Expérience Il participe à son troisième tournoi mondial (2015, 2017, 2019).


Grégory Hofmann

Le buteur naturel
Age: 26 ans Poste: ailier Club: Lugano/Zoug, nouveau

Son rôle Le nouvel attaquant de l’EVZ a pris ses marques sur le parquet international. Si ses qualités de buteur n’ont jamais fait le moindre doute en club, il a, par le passé, éprouvé des difficultés à traduire son sens du but sous le maillot de l’équipe de Suisse. Déjà en réussite durant la phase de préparation (trois buts), il a marqué lors des deux premiers matches du tournoi en Slovaquie. Contre la Lettonie, c’est lui qui a débloqué la situation en s’appuyant sur son sens du placement pour ouvrir la marque. S’il misait par le passé exclusivement sur sa vitesse de pointe, Hofmann a appris à varier son jeu au cours des dernières saisons. Une évolution qui porte aujourd’hui ses fruits sur la scène internationale. Il est aussi utilisé en supériorité numérique.

Expérience Il participe à son troisième tournoi mondial (2016, 2018, 2019).


Noah Rod

Le spécialiste
Age: 22 ans Poste: ailier Club: Ge Servette

Son rôle Le capitaine de Genève-Servette endosse un rôle taillé sur mesure en équipe de Suisse, où il est devenu le grand spécialiste du jeu en infériorité numérique. Patrick Fischer lui avait déjà confié cette responsabilité il y a une année, sur la route de la finale au Danemark.

Lorsqu’un Suisse est pénalisé, le coach national se tourne prioritairement vers l’attaquant des Aigles. Si la Suisse s’en est sortie indemne contre les Lettons après avoir accumulé les punitions en troisième période, c’est notamment grâce à la solidité du duo Rod/Scherwey en infériorité numérique.

Alignés sur les ailes – avec l’attaquant du LHC Christoph Bertschy dans un rôle de centre – Rod et Scherwey apportent une bonne dose d’énergie à chaque fois qu’ils griffent la glace.

Expérience Il participe à son deuxième tournoi mondial (2018, 2019).


Vincent Praplan

L’artiste
Age: 24 ans Poste: ailier Club: Springfield Thunderbirds/AHL

Son rôle Le Sierrois est le plus créatif des cinq Romands de la sélection. Patrick Fischer lui fait confiance jusqu’ici pour épauler les deux renforts de NHL, Nico Hischier et Kevin Fiala, à l’aile de ligne de parade helvétique.

Son rôle, pas toujours évident aux côtés des deux stars offensives de l’équipe, consiste avant tout à leur créer des espaces et à bondir sur les chances de but lorsqu’elles se présentent à lui.

Il s’est endurci et a appris à être plus rigoureux sur le plan défensif après avoir passé une première saison dans les ligues mineures en Amérique du Nord.

L’ancien attaquant de Kloten est doté d’un excellent sens du but, mais c’est avant tout sa polyvalence et sa capacité d’adaptation qui font de lui un joueur précieux pour la sélection.

Expérience Il participe à son deuxième tournoi mondial (2017, 2019).

(24 heures)

Créé: 13.05.2019, 22h11

Andrighetto, un renfort bienvenu

L’arrivée de Sven Andrighetto a provoqué le retour en Suisse du Genevois Damien Riat (22 ans), un des deux joueurs – avec le Luganais Alessio Bertaggia – susceptibles de devoir céder leur place au championnat du monde.

Le Zurichois de 26 ans, qui se trouve en fin de contrat avec le Colorado Avalanche, a immédiatement rejoint Bratislava après l’élimination de son équipe en play-off face aux San Jose Sharks de l’Appenzellois Timo Meier.

«Cela a toujours été clair pour moi que je jouerais pour l’équipe de Suisse au championnat du monde dès que ma saison serait terminée avec l’Avalanche. Ma situation contractuelle ne joue aucun rôle. Je suis encore jeune, et je veux profiter des occasions qui se présentent au niveau international.»

L’ailier, médaillé d’argent l’an dernier à Copenhague, s’est entraîné à deux reprises depuis son arrivée en Slovaquie. Juste de quoi évacuer la fatigue du voyage depuis Denver. «Je ressens encore un peu le jet-lag, mais cela va déjà de mieux en mieux», a-t-il confié quelques instants après l’entraînement optionnel qui n’a réuni que neuf joueurs, dont Nico Hischier, lundi en début d’après-midi. Il disputera son premier match ce mardi soir contre l’Autriche.

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