Concordia célèbre son centenaire en grande pompe

FootballLe club lausannois fête son siècle d’existence ce week-end à la Tuilière

David Clément, président de Concordia depuis 2003.

David Clément, président de Concordia depuis 2003. Image: Christian Brun

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Un centenaire, ça doit se fêter, mais comment? C’est cette question, et bien d’autres, que se sont posées, il y a deux ans, une poignée d’anciens, restés fidèles au Concordia Lausanne. Et la réponse sera sous les yeux de tous ceux pour qui ce club mythique de la capitale vaudoise représente une petite partie de sa vie, ce week-end au stade de la Tuilière.

Un moment que Renato Dalla Palma, président du comité d’organisation, et la quinzaine de bénévoles qui l’accompagnent presque au quotidien depuis deux ans attendent avec une impatience grandissante. «Nous sommes partis de rien et sans savoir à quoi nous voulions que cette fête ressemble, raconte-t-il avec un grand sourire. Et puis, grâce à l’enthousiasme et aux innombrables idées que chacun amenait, ces deux jours et la soirée de gala que nous allons organiser le 16 novembre au World Trade Center s’annoncent à la fois magnifiques et pleins de surprises.»

Une deuxième famille

Comme on peut l’imaginer, le siècle d’existence du FC Concordia Lausanne n’a pas été un long fleuve tranquille. Fondé à l’initiative de l’église du Valentin pour occuper les jeunes des quartiers du haut de la ville, ce club est passé par tous les états d’âme (voir encadré). «Depuis toujours, continue Renato Dalla Palma, Concordia est un club avec de belles valeurs comme le fair-play, la solidarité ou le beau jeu. Durant ces deux années de préparation, nombre de jeunes et d’anciens m’ont maintes fois répété que pour eux ce club était comme une deuxième famille.»

Une famille qui a connu des saisons difficiles au milieu des années 90. «Lorsque, avec quelques amis de l’EPFL – dont faisaient notamment partie David Clément, président depuis 2003, et Andrea Binotto, l’actuel entraîneur du Stade-Lausanne-Ouchy – nous avons décidé de quitter le LUC pour rejoindre Concordia, le club était au plus mal et se morfondait en 4e ligue. Le secteur formation, qui était l’un des plus importants du pays quelques années plus tôt et qui fournissait quelque 80% des joueurs à la 1re équipe, ne faisait plus que vivoter.»

Un travail de longue haleine a alors commencé pour que Concordia retrouve peu à peu une partie de son lustre d’antan. Avec un certain succès puisqu’il compte désormais 28 équipes, dont cinq féminines, et environ 400 juniors. «La «Une», conclut Renato Dalla Palma, évolue en 2e ligue, une catégorie de jeu qui nous correspond bien même si une promotion en 2e ligue inter serait tout à fait envisageable actuellement. Mais le plus important n’est pas là. Depuis quelques années, Concordia est redevenu ce club sain auquel chacun de ses membres s’identifie et dont il est fier de porter le maillot.»


Le programme du week-end

Samedi, dès 10 h, une série de matches seront organisés avec toutes les équipes de jeunes du club. Dimanche, la fête reprendra le matin déjà. À 14 h, la 1re équipe de Concordia jouera un match de Coupe vaudoise contre son voisin, Racing. Puis, vers 16 h, une équipe d’anciens affrontera le FC Variété dans un sympathique match de gala. Différents stands satisferont l’appétit du public. L’entrée est libre.

Créé: 22.08.2019, 21h11

36 heures de gloire avant la chute

En 1990, Concordia avait refusé la promotion en LNB qu'il avait conquise sur le terrain.

Contrairement à bien d’autres clubs du canton, Concordia n’a jamais évolué plus haut que la 1re ligue. Et cela, même s’il avait obtenu, sur le terrain, sa promotion en LNB en juin 1990. À l’issue d’un mémorable match d’appui, remporté de haute lutte contre Kriens, Concordia, qui avait fusionné avec Folgore un an plus tôt, obtenait le droit de monter à l’échelon supérieur. Une très éphémère aventure.

Trente-six heures après cette victoire historique, Martial Diserens, alors président, annonçait que son club renonçait à la promotion pour des raisons financières. Une décision qui provoquait des remous à tous les niveaux avant d’inciter la plupart des joueurs à rejoindre le FC Jorat-Mézières, entraîné par le jeune et ambitieux Serge Duperret. Malgré cet exode massif, Concordia assurait in extremis son maintien en 1re ligue la saison suivante avant de connaître une chute vertigineuse qui l’emmenait jusqu’en 4e ligue.

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