Kim et Morgane Métraux, deux sœurs mais une seule ambition

GolfLes Vaudoises espèrent briller à domicile, lors des championnats d’Europe amateurs de Lausanne. Avant de tenter l’aventure professionnelle.

Kim et Morgane Métraux (à droite) font quasi tout de la même manière. Sauf leur swing, l’une étant gauchère et l’autre droitière.

Kim et Morgane Métraux (à droite) font quasi tout de la même manière. Sauf leur swing, l’une étant gauchère et l’autre droitière. Image: Keystone

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Elles font quasi tout ensemble et de manière identique. «A tel point qu’on nous prend souvent pour des jumelles, aux Etats-Unis», rigolent-elles. Morgane et Kim Métraux sont bien sœurs. Mais elles ont deux années d’écart (respectivement 20 et 22 ans). Deux printemps qui n’ont pas empêché les deux Culliéranes de commencer le golf simultanément (en 2007). Puis de traverser l’Atlantique main dans la main, l’aînée ayant même attendu sa cadette pour s’inscrire à l’Université de Florida State (en 2014). Elles y suivent, évidemment, les mêmes cours (business management) et vivent ensemble. «Ça a été plus facile de s’acclimater dans ces conditions, glisse Kim. Disons qu’on est comme à la maison, mais aux Etats-Unis.» Inséparables.

Sur un parcours, un détail d’importance permet toutefois de distinguer deux jeunes filles au profil de surcroît très semblable: l’une est droitière (Morgane), l’autre gauchère. Ouf. «Ça fait au moins une vraie différence!» se marre Kim. Retour aux similitudes. Les Vaudoises aspirent l’une comme l’autre à épouser une carrière de golfeuse professionnelle. Et toutes les deux font partie des prétendantes à la victoire aux championnats d’Europe dames amateurs, qui se déroulent de mercredi à samedi sur les greens de Lausanne.

«C’est assez irréel de se dire qu’on est ici, sur notre parcours, et qu’on est sur le point de prendre part à un tournoi de cette ampleur», s’enthousiasme Morgane Métraux, matricule 14 du classement européen chez les amateurs. «Ça met un peu de pression d’être les régionales de l’étape», poursuit Kim, 31e de la hiérarchie du continent. La clé, pour éviter de perdre la tête, outil indispensable dans le golf? «Ne pas trop se projeter, jouer coup par coup, jour après jour, et profiter pleinement du moment.»

Qui sait, sur des fairways qu’elles connaissent par cœur, peut-être que la méthode suffira pour figurer en bonne posture à l’aube du quatrième et dernier tour. «A ce moment-là, on donnera tout pour la gagne», assure Morgane.

Les deux sœurs abordent en tout cas l’événement lausannois avec un jeu bien en place et un état d’esprit confiant, grâce notamment aux six victoires décrochées avec l’équipe de Florida State durant la saison universitaire américaine (d’août à mai). De quoi secrètement espérer offrir à la Suisse son premier podium international individuel à cette échelle, dix mois après avoir ramené une historique médaille d’argent des Mondiaux par équipes de Cancún (avec la Valaisanne Azelia Meichtry, forfait cette semaine).

Un plus grand défi en août

Kim et Morgane Métraux – qui obtiendront leur bachelor dans une année – voient cependant plus loin que ces Européens. Le mois d’août, synonyme de coup d’envoi de la phase de qualification pour le tour professionnel américain, est en effet d’ores et déjà entouré en rouge dans leur agenda. «Passer pro, c’est notre rêve, notre objectif, après l’université, lâche la cadette. C’est d’ailleurs dans cette optique qu’on est parties aux Etats-Unis. C’était l’unique alternative qui nous permettait d’allier études supérieures et sport de haut niveau. Et puis, il s’agit d’une bonne préparation pour l’avenir, car on apprend à vivre loin de chez nous, à voyager, et on découvre des parcours ainsi que des joueuses que l’on retrouvera peut-être sur le circuit plus tard.»

Les sœurs Métraux ne se fixent pas de limite de temps. «Si on n’obtient pas notre carte pour le Tour cet automne, on retentera le coup l’année prochaine, puis la suivante», raconte Morgane. Récemment qualifiée pour l’US Open chez les professionnelles – son premier tournoi du Grand Chelem (conclu sur un score de +11, cut manqué) –, celle-ci est bien consciente de la difficulté de la tâche qui les attend, elle et son aînée, dans ce monde sans pitié qu’est le golf. Mais qui sait… (24 heures)

Créé: 25.07.2017, 19h02

Albane Valenzuela: «Un titre, ce serait joli sur le CV»

Plus grand espoir du golf suisse, Albane Valenzuela (19 ans, No 3 mondiale chez les amateurs) sera la joueuse la mieux cotée, cette semaine dans la capitale olympique en l’absence de l’Irlandaise Leona Maguire (No 1). La Genevoise fera ainsi office de fer de lance d’une délégation helvétique comptant au total 14 représentantes (sur 144), dont Charlotte Alran, membre – comme les soeurs Métraux – du Golf Club de Lausanne. Avant son premier drive, Albane Valenzuela a bien voulu évoquer les derniers mois de sa prometteuse carrière.

Votre statut de No 3 mondiale chez les amateurs fait-il de vous la grande favorite de ces championnats d’Europe?

Le golf dépend de trop de paramètres différents pour se baser uniquement sur le classement. Ça ne servirait à rien non plus de me mettre trop de pression. La seule chose qui m’intéresse, c’est d’évoluer à mon meilleur niveau et de prendre du plaisir. Il n’empêche que je ferai tout pour gagner. Un titre européen, ce serait joli sur le CV.

Vous vous êtes révélée l’an dernier aux Jeux de Rio. Quels souvenirs en gardez-vous?

Ça reste la plus belle expérience de ma carrière. D’autant que je n’avais pas imaginé disputer ces JO, pour lesquels je me suis qualifiée à la dernière minute. J’y ai vécu des choses merveilleuses. Il y a eu le tournoi olympique (ndlr: 21e place), mais aussi tout le reste, comme la cérémonie d’ouverture ou la vie dans le village.

Vous avez ensuite intégré l’Université Stanford. Comment s’est déroulée votre première année en Californie?

J’ai eu des hauts et des bas. J’ai réussi à développer mon jeu, rencontré des hôtes prestigieux, comme Tiger Woods. Mais j’ai également connu des moments difficiles, surtout lorsque j’ai été victime d’un accident de vélo (ndlr: en mars) qui m’a laissée avec une commotion cérébrale, des dents cassées, des points de suture sur tout le visage et une fracture partielle d’une rotule. Ça a été dur, mais je m’en suis sortie. ATS

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