La nouvelle Arena de Bienne, un outil polyvalent pour Swiss Tennis

TennisLa salle qui abrite la première édition du Ladies Open représente un atout pour la fédération. Le président René Stammbach en est convaincu

Pour René Stammbach et Swiss Tennis, la nouvelle Arena ressemble à un atout majeur pour le développement.

Pour René Stammbach et Swiss Tennis, la nouvelle Arena ressemble à un atout majeur pour le développement. Image: Keystone

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C’est la 51e fois qu’une épreuve WTA est organisée sur sol suisse. Mais en comparaison des tournois de Gstaad (11), Lugano (6), Genève (5), Lucerne (3) et Zurich (25), le Ladies Open de Bienne – qui se déroule pour la première fois cette semaine – est un peu différent dans le sens où il se joue dans une toute nouvelle halle qui va permettre à Swiss Tennis de mieux développer son secteur de formation.

Avec ses trois courts (en rebound ace) et des gradins amovibles pouvant accueillir 2500 spectateurs, la Swiss Tennis Arena – qui a coûté 8,8 millions de francs – a fort belle allure. Président de la fédération, René Stammbach ne cache pas son enthousiasme pour ce projet essentiel.

La nouvelle halle

«Il s’agit d’un magnifique travail qui a pu être réalisé en dix mois. C’était ambitieux, mais nous disposons désormais d’un stade qui peut être modulé selon les besoins. C’est vraiment intéressant», se réjouit-il. Très concrètement, qu’apporte cette nouvelle salle à Swiss Tennis? «Il y a deux éléments essentiels. Le premier, c’est trois courts couverts en plus des cinq qui existaient déjà. Cela permettra à nos cadres et à l’Academy de travailler dans de meilleures conditions, notamment pour ce qui est des horaires. Quant au second, il concerne certains matches de Fed Cup ou de Coupe Davis, que nous pourrons désormais accueillir à Bienne, en évitant les frais d’organisation importants qu’engendrent de tels événements.»

Moins de frais

Le président prend un exemple chiffré afin d’illustrer la nouvelle donne pour les deux compétitions par équipes. «Pour la dernière rencontre de Fed Cup (ndlr: en février dernier, à Genève, contre la France), l’installation des structures nous a coûté 700 000 francs; et ce match s’est soldé par une perte de 400 000. Ici, pour la même affiche, la mise en place nous coûterait 50 000, ce qui donnerait au final un gain de 250 000 francs qu’on pourrait reverser dans le sport. A long terme, cette nouvelle Arena représente à coup sûr un bon investissement.»

Plus haut plus tard

L’année 2017 a démarré sur de très belles bases, avec le parcours inouï de Roger Federer. Le président redoute-t-il le jour où il faudra tourner la page? «Federer peut encore jouer deux ou trois ans sans problème, souligne d’abord René Stammbach. Quant à Wawrinka, c’est probablement cinq ou six ans. Par rapport à l’époque des McEnroe ou Sampras, les joueurs atteignent plus tard leur meilleur niveau. Et 2017, ça n’est pas seulement Rodgeur ou Stan, mais aussi Rafa (Nadal). Impressionnant! C’est différent chez les filles, qui manquent de continuité. Regardez le classement, il change tout le temps! Cela ne permet pas de créer des stars, à l’exception de Serena Williams.»

Soigner la relève

Pour revenir à l’après-Federer et à la relève… «C’est à nous de faire en sorte que tout soit entrepris afin de permettre à la nouvelle génération d’arriver au meilleur niveau. De grandes nations comme la France, l’Australie, les Etats-Unis ou l’Angleterre par exemple, avec tout l’argent qu’elles ont, n’ont pour ainsi dire pas de top 10. Ici, nous proposons de bonnes infrastructures, des entraîneurs compétents, une école, etc. Chaque année, nous investissons 3,5 millions de francs pour la relève. Nous avons de super-juniors. Mais on ne peut rien assurer, seulement espérer.»

L’autre présidence

Voilà 18 mois, il figurait au nombre des candidats au poste de président de la fédération internationale (ITF). C’est finalement l’Américain Dave Haggerty qui a été choisi. «J’avais toujours dit que si je n’étais pas élu cela ne changerait rien, car j’aime ce que je fais.» Président de Swiss Tennis depuis 2006, René Stammbach a donc poursuivi son travail à l’échelon national, tout en assumant le rôle de vice-président (finances) de l’ITF. De quoi en faire un personnage incontournable, que ce soit à Bienne ou à peu près n’importe où sur la planète tennis. (24 heures)

Créé: 13.04.2017, 09h02

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