«Lausanne sera prête pour accueillir le Mondial 2020»

Hockey sur glacePour la plus grande joie de Patrice Iseli, la candidature suisse a été retenue par l’IIHF. Zurich sera l’autre ville hôte.

La Suisse a accueilli le championnat du monde de hockey pour la dernière fois en 2009 à Zurich et à Berne.

La Suisse a accueilli le championnat du monde de hockey pour la dernière fois en 2009 à Zurich et à Berne. Image: Keystone

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Le verdict était attendu, mais l’annonce officielle du choix de la Suisse pour l’organisation du championnat du monde 2020 a été accueillie avec beaucoup de joie, de fierté et, aussi, une petite pointe de soulagement par Marc Furrer et la délégation suisse, hier à Prague. «Nous étions certes confiants, souligne le président de Swiss Hockey, mais avant que tout soit officiel, une petite appréhension existait. Comme nous l’avons déjà dit et répété, Zurich (Hallenstadion) et Lausanne seront les deux villes qui accueilleront ce Mondial et je suis convaincu que nous n’aurons pas de mauvaises surprises.»

Une grande satisfaction qui a bien sûr été partagée du côté de Lausanne. «C’est magnifique!, s’exclame Patrice Iseli, le chef du Service des sports de la ville olympique. Le Mondial de hockey est la plus grande manifestation sportive qu’une ville comme la nôtre peut encore espérer mettre sur pied. Je crois que tous les Lausannois peuvent d’ores et déjà se réjouir à la perspective de voir quelques-uns des meilleurs joueurs du monde à Malley.»

Mais avant que Lausanne soit certaine d’accueillir le gotha du hockey mondial, la Fédération suisse voudra avoir la certitude que la nouvelle enceinte sera prête à temps. «Pour l’instant, confirme Patrice Iseli, tous les signaux sont au vert. Nous avons déjà signé une convention avec les trois villes concernées et toutes les communes de Lausanne Région sont en train de voter afin de participer au déficit d’exploitation de cette nouvelle patinoire. Quant à l’enceinte elle-même, le vainqueur du concours sera connu le 29 juin prochain. Son inauguration devrait, elle, être fêtée en été 2019.»

Présents à Prague pour assister au congrès de l’IIHF, la Fédération internationale, Sacha Weibel et Jan Alston affichaient eux aussi un large sourire peu après le verdict. «Quelle joie et quel honneur pour Lausanne d’accueillir un tel événement!, s’enthousiasme le directeur général du LHC. Le comité d’organisation voulait vraiment que, cette fois, ce championnat du monde concerne tout le pays. D’où le choix de Lausanne. Dans cet ordre d’idées, Peter Lüthi, son directeur, a tout fait pour que la Suisse soit candidate non pas en 2019 (ndlr: ils ont été attribués à la Slovaquie), comme prévu initialement, mais un an plus tard, afin que la nouvelle patinoire soit prête.»

Implication nationale

Une thèse partagée par Marc Furrer. «C’est vrai, on veut cette fois (ndlr: en 2009, Zurich et Berne avaient été les deux villes hôtes) impliquer tout le pays et le choix de Lausanne a semblé évident dès le début. Non seulement en raison de ces nouvelles infrastructures sportives mais aussi parce que celles liées à l’hôtellerie sont idéales.» Le président de Swiss Hockey marque un petit temps d’arrêt avant de glisser, l’air de rien. «Si Lausanne devait finalement opter pour une enceinte un peu plus grande que les 10?000 places prévues, je ne vois pas pourquoi elle ne pourrait pas devenir la première ville de ce Mondial. Soit recevoir l’équipe de Suisse et les finales…»

Car si l’objectif principal de ce Mondial est, bien entendu, de promouvoir le hockey sur glace en proposant un grand spectacle, ce rendez-vous sera aussi une occasion rare de gagner de l’argent - à investir ensuite dans la formation - en remplissant au maximum les deux patinoires. «C’est pourquoi, sans encore entrer dans les détails, nous souhaiterions, par exemple, que la France joue à Lausanne et l’Allemagne et l’Autriche à Zurich, continue Marc Furrer. Quant aux prix des billets, nous n’avons pas encore étudié la question dans les détails, mais des packages attractifs seront proposés. Nous ne voulons pas répéter l’erreur de la Suède qui avait fixé des tarifs prohibitifs en 2013.» Comme en 2009, le comité d’organisation de ce championnat du monde, prévu entre fin avril et mai, est placé sous la direction de Gian Gilli. Son double mot d’ordre sera plaisir et émotions.

En attendant le 31 juillet

Après cette excellente nouvelle, Lausanne en attend maintenant une autre. Le 31 juillet prochain, à Kuala Lumpur, en Malaisie, les membres du CIO désigneront la ville où se tiendront, en février 2020, les Jeux olympiques de la Jeunesse. «Pour ce qui concerne la qualité de notre dossier, étaye Patrice Iseli, nous n’avons reçu que des compliments. Maintenant, il faudra attendre le vote des membres du CIO pour pouvoir vraiment se réjouir une nouvelle fois. Et si Lausanne est désignée, on pourra d’ores et déjà parler d’une année 2020 mémorable.» Pour le plus grand malheur de Brasov.

Créé: 15.05.2015, 21h04

Jaromir Jagr ne veut pas d’une finale idéale

Les observateurs de ce Mondial sont unanimes. Tout au long
de ces quinze premiers jours de compétition, le Canada, la Russie et la Suède ont été les trois meilleures équipes vues à Prague et à Ostrava. Les aléas du sport ont voulu que le champion du monde 2013 soit opposé, dès les quarts de finale, à son successeur. Raison pour laquelle chacun s’attend désormais à ce que Russes et Canadiens se retrouvent demain pour un choc au sommet qui n’a pourtant plus rien d’un classique. La dernière finale entre les deux plus grandes nations du hockey mondial remonte en effet à 2008. Au Québec, Slava Bykov avait, on s’en souvient, emmené ses joueurs jusqu’à un triomphe retentissant au terme d’une finale mémorable. Mais pour en arriver là, les Russes devront d’abord, aujourd’hui, se débarrasser des Etats-Unis (19?h?15), et le Canada de la République tchèque (15?h?15). Si le défi proposé aux champions en titre, renforcés par Alexander Ovechkin, semble largement à leur portée au vu de ce que les Américains ont montré face aux Suisses, jeudi, celui qui est proposé à Sidney Crosby apparaît un peu plus délicat. Bien sûr, lors du tour de qualification, le Canada avait pris sans trop de problème la mesure des Tchèques (6-3), mais il en faudra beaucoup plus cette fois pour faire courber l’échine à l’indomptable Jaromir Jagr. Malgré des douleurs récurrentes à une cuisse et son âge avancé (43?ans), la légende vivante tchèque porte depuis deux semaines son équipe à bout de bras. Contre la Finlande, en quarts de finale, celui qui a tout gagné dans sa carrière (or olympique, championnat du monde et Coupe Stanley) a été le principal artisan (2 buts et une passe) d’une qualification compliquée. Mais Jagr sait mieux que personne que sa tâche s’annonce très difficile malgré l’appui inconditionnel des 17?300 personnes qui porteront à bout de voix leurs joueurs. Car, en face, il aura à faire à la meilleure équipe du Canada de ces dix dernières années. Vainqueurs, souvent faciles jusque-là, de leurs huit premiers matches, les Nord-Américains et leurs stars de la NHL ont de surcroît réussi l’exploit d’inscrire 58 buts. Soit une moyenne supérieure à 7 buts par match! Quelle que soit l’issue de ce tournoi de très grande qualité, l’équipe sacrée demain sera à coup sûr un magnifique vainqueur.

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