Le FC Bavois peut rire, le LS espérer et SLO rêver

FootballLes trois clubs vaudois qualifiés pour les huitièmes de finale de la Coupe ne peuvent pas se plaindre du tirage au sort.

Dan Ndoye et ses coéquipiers du LS n’ont pas caché leur joie après leur belle victoire.

Dan Ndoye et ses coéquipiers du LS n’ont pas caché leur joie après leur belle victoire. Image: KEYSTONE

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Sur les quatre clubs vaudois engagés en Coupe de Suisse, le week-end dernier, trois sont parvenus à passer le cut pour rejoindre le cercle restreint des seize huitièmes-de-finalistes. Jamais le canton n’avait été à pareille fête. Ou alors il y a très très longtemps.

Entre le Lausanne-Sport, Bavois et Stade-Lausanne-Ouchy, les trois qualifiés, la palme revient au premier nommé. La seule des trois équipes à avoir sorti un adversaire de catégorie supérieure. Pour souligner la portée de la belle performance lausannoise contre Lugano (3-0), il suffit de préciser que le LS n’avait plus éliminé un club de Super League, devant son public, depuis le… 11 avril 2001 et une victoire, aux tirs au but, face au FC Bâle. Une époque où le club de la Pontaise avait un tout autre statut et un «s» final.

Pablo Iglesias apprécie le petit exploit à sa juste valeur mais sans tomber dans une euphorie toujours préjudiciable. «Je suis bien sûr très heureux de cette qualification et de la manière avec laquelle nous l’avons obtenue, sourit le directeur sportif lausannois. Mais comme nous avons encore pu le vérifier, à nos dépens, la saison dernière, tout peut très vite changer. Dans un sens comme dans l'autre. Gardons alors les pieds sur terre et priorité au championnat, qui reste notre principal objectif.»

Avec quand même, dans un petit coin des têtes, ce derby contre Xamax qui sera l’affiche parfaite pour remplir à nouveau la Pontaise. «Sur ce plan oui, remarque Pablo Iglesias, mais sportivement, nous pouvions espérer beaucoup mieux. Comme ils l’ont démontré avec brio au printemps passé, les Neuchâtelois ont en eux cette détermination hors du commun qui en fait un adversaire très compliqué à affronter.»

SLO veut y croire

Pour comprendre que le sort n’a finalement pas été trop cruel en lui proposant la lanterne rouge de Super League, il suffit au LS de regarder vers son voisin du bas de la ville. Vainqueur méritant (4-2) à Kriens – après avoir pourtant été mené 2-0 à la demi-heure – SLO se mesurera, lui, au FC Bâle le mercredi 30 ou le jeudi 31 octobre prochain. «C’est un tirage à la fois magnifique et très compliqué, analyse Andrea Binotto. Avec le nombre inhabituellement élevé de «petites» équipes encore en lice, on aurait pu espérer un adversaire moins hostile, qui nous offre un peu plus de possibilités d’atteindre les quarts de finale pour la première fois de l’histoire du club. Mais bon, on ne va quand même pas se plaindre d’affronter une telle opposition. Ce qui est en revanche certain, c’est que nous n’allons pas simplement nous réjouir d’avoir la chance de pouvoir nous mesurer au grand FC Bâle, mais que nous allons jouer notre carte à fond. Avec l’ambition, et avec la conviction aussi, j’espère, que sur un match le coup est jouable pour nous.»

Bavois est verni

Le moins coté des trois Vaudois qualifiés est celui qui aura le plus de chances de poursuivre son chemin. Après s’être imposé de justesse – but victorieux signé Demiri dans les arrêts de jeu – face à Olympique Genève (1re ligue), le FC Bavois a hérité de Béroche-Gorgier en huitièmes de finale. Un Petit Poucet qui évolue en 2e ligue, soit trois niveaux au-dessous des Bavoisans. Un tirage si favorable qu’il aura dû très vite consoler Jean-Michel Viquerat, qui souhaitait ardemment recevoir un club prestigieux de Super League dans son bucolique stade des Peupliers. Ce vœu présidentiel, le club du Nord vaudois a une immanquable possibilité de l’exaucer, en mars prochain, mais en quart de finale, cette fois.

Créé: 16.09.2019, 16h37

Nyon a regardé Thoune dans les yeux

L'équipe de la Côte s'est inclinée de justesse contre le récent finaliste de la Coupe

Le Stade Nyonnais est en train de se bâtir une jolie réputation en Coupe. Dimanche, il a de nouveau posé mille problèmes à un «gros», en l’occurrence le FC Thoune, vainqueur seulement 1-0 à Colovray. Il y a douze mois, les «jaune et noir» avaient sorti Grasshopper au 2e tour, avant de faire suer tant et plus les Young Boys en 8es.

Les similitudes entre le Stade Nyonnais cuvée 2018-2019 et la version actuelle ne sont pourtant pas légion. En fait, seuls deux joueurs qui ont foulé la pelouse dimanche faisaient déjà partie de l’effectif à l’automne dernier: Daniel Titie et Idriz Bega. L’entraîneur a changé, l’identité de jeu aussi, au même titre que la philosophie du club.

Face à Thoune, les Nyonnais n’ont pas trahi leurs principes et ont regardé les Bernois dans les yeux. On l’a dit, les hommes de Ricardo Dionisio auraient pu prétendre à mieux face au pensionnaire de Super League. Idriz Bega a été le premier à lancer l’assaut dans ce match, d’une frappe qui aurait tout à fait pu battre Andreas Hirzel, puis le très bon Giovani Bamba a galvaudé une possibilité en or à l’heure de jeu.

Les visiteurs ont fait la différence à l’expérience et, comme souvent dans ce genre de confrontation, cela a quelque chose de frustrant. «Il nous a manqué une mi-temps pour espérer un autre résultat. Avant le thé, on n’était pas tout à fait là, on a manqué de sérénité», regrettait le défenseur central Anthony Baron. Florian Vaney

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