Le LHC et Josh Jooris ont bien grandi

Hockey sur glaceEnfant, le renfort du Lausanne HC arpentait la patinoire de Malley dans les traces de son père, Mark.

Josh Jooris est de retour à Lausanne. Il y a plus de vingt ans, âgé alors de 8 ans, le Canadien assistait aux matches du LHC où évoluait son père, Mark. LAUSANNE HC/VALÉRIE/DR

Josh Jooris est de retour à Lausanne. Il y a plus de vingt ans, âgé alors de 8 ans, le Canadien assistait aux matches du LHC où évoluait son père, Mark. LAUSANNE HC/VALÉRIE/DR

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Depuis son arrivée sur les bords du Léman en début d’été, Josh Jooris a vu les souvenirs lui revenir peu à peu. Le centre-ville, Ouchy, les bords du lac. Gamin, il y a vécu une partie de son enfance alors que Mark, son père, enfilait but sur but pour le LHC qui militait alors en LNB. C’était lors de la saison 1997-1998 et Josh, lui, avait 8 ans. L’âge d’intégrer le mouvement junior lausannois et d’y activer sa première licence. Raison pour laquelle ce Canadien ne comptera pas comme étranger. «Ce passé, c’est quelque chose qui a compté dans les négociations, a admis Jan Alston, directeur sportif. Beaucoup de clubs le voulaient, mais il avait déjà un vécu avec le LHC.»

Un rêve de gosse

«J’ai des souvenirs de Malley, rigole le principal intéressé. Vagues, mais bien présents. J’y allais pour voir des matches. J’étais un gamin, mais j’avais du plaisir à me rendre dans le vestiaire et je me disais qu’un jour peut-être, je porterais ce maillot.»

De cette époque, beaucoup de choses ont changé. Le club a bien grandi. Et Josh Jooris aussi. Si bien qu’il a vu son rêve de gosse se réaliser. Porteur d’un chandail avec le No 19, il n’a pas repris le 89 de son papa. «Pour deux raisons, pouffe-t-il. Tout d’abord parce que le 19 a toujours été mon chiffre, mais aussi parce que Cody Almond porte le 89. Mais il a la pression. Il ne doit pas me décevoir avec ce numéro (rires).»

Après six saisons à faire des allers-retours entre la NHL (213 matches) et la AHL (163 matches), le joueur de centre s’est donc dit qu’il était temps de tenter sa chance en Suisse. «Une ligue dont on m’a dit le plus grand bien, nous assure-t-il. Si vous ne pouvez pas jouer dans le meilleur championnat du monde, c’est en Suisse qu’il faut aller. Toutes les personnes qui sont venues dans ce pays vous le diront.»

De son pays d’adoption, Josh Jooris ne connaissait finalement pas grand-chose. «Je savais que c’était un bel endroit très agréable pour y vivre. Et je ne suis pas déçu, je peux vous le garantir.» Débarqué seul – «mais avec Charlie, mon berger australien», coupe-t-il – il a pris le temps de s’acclimater malgré des semaines chargées: «Entre les entraînements à Villars et les matches de Ligue des champions à Minsk ou à Lahti, ce n’était pas de tout repos (rires), mais je prends doucement mes marques dans la ville.»

Sur la glace, les marques sont par contre déjà bien prises. «C’est un gars qui joue toujours de la bonne façon, appuie Ville Peltonen, entraîneur très exigeant sur ce point. Il fait de nombreuses petites choses qui nous permettront d’avoir du succès. Gagner des engagements, effectuer le bon jeu défensif pour récupérer le puck. Bref, c’est un élément précieux.» La défense est d’ailleurs le premier point qui vient sur la table lorsque l’on parle avec lui. Son père était réputé pour autre chose. «Il avait un move autour du but très célèbre, se souvient Jan Alston. Il était vraiment doué. Je ne me risquerais par contre pas à comparer les deux hommes.» S’il est déjà un pion central de la deuxième ligne avec Bertschy et Kenins, Josh Jooris veut franchir un palier à Lausanne.

«En Amérique du Nord, j’étais cantonné à un seul rôle plutôt défensif, poursuit-il. C’est un aspect dont je suis fier, mais j’espère aussi pouvoir montrer que devant le filet adverse je peux apporter quelque chose. Avec Christoph et Ronalds, j’ai en tout cas la chance d’évoluer avec des gars capables de jouer un style qui me convient.»

En Ligue des champions, il a montré de belles choses avec deux buts en deux matches. À confirmer dès vendredi à Yverdon (19h45) pour le troisième match de cette compétition.

Créé: 04.09.2019, 21h34

Un rang dans le top 6

Les dirigeants du LHC se sont présentés mercredi devant la presse au cœur d’un été marqué par la future entrée dans la Vaudoise aréna. «Un immense défi, selon le CEO Sacha Weibel. Tout le monde fait avec les retards du chantier, indépendants de notre volonté.» Directeur sportif, Jan Alston précise: «Nous n’allons pas en parler comme d’une excuse.» Le Canado-Suisse vise le top 6 en championnat, ainsi qu’un beau parcours en Coupe de Suisse et franchir avec succès la phase de groupes de Ligue des champions. Beau programme. G.B.

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