Stan Wawrinka: «Je sais très bien pourquoi je suis là»

Open d'AustralieA la veille de sa première finale en Grand Chelem, le Vaudois ne cache pas son excitation. Interview.

Stanislas Wawrinka croit en ses chances pour sa première finale en Grand Chelem contre Rafael Nadal.

Stanislas Wawrinka croit en ses chances pour sa première finale en Grand Chelem contre Rafael Nadal. Image: AFP

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Devant l’entrée de Melbourne Park, une grande effigie de Novak Djokovic accueille la foule. Bouche ouverte et poing serré. Demain, le joueur serbe ne défendra pas son titre contre Rafael Nadal. C’est Stanislas Wawrinka, son tombeur en quart de finale, qui défiera le No 1 mondial, impitoyable vendredi face à Roger Federer. Sa première finale du Grand Chelem ne pouvait pas être placée sous de meilleurs auspices!

Si le Vaudois est la révélation de l’Open d’Australie, il n’est pas là par hasard. Nadal est le premier à reconnaître ses mérites et son immense talent. Et si son passif contre Rafa frise le dépôt de bilan (12 duels, 12 défaites, aucun set de gagné), il est persuadé qu’il a ses chances. «Contre Djokovic aussi, je n’avais jamais gagné en Grand Chelem», rappelle-t-il. Il y a toujours une première fois…

– Cette finale, c’est un rêve?
– Non, je ne la vois pas ainsi. En fait, c’est un étrange sentiment qui m’habite. Je n’ai jamais vraiment imaginé pouvoir un jour me retrouver ici, en finale d’un Grand Chelem. Et pourtant, je sais très bien pourquoi je suis là. C’est un long processus. J’ai mené ma carrière à mon rythme.

– Qu’est-ce qui vous fait croire que vous avez vos chances?
– En fin de saison passée, je l’ai accroché deux fois, à Shanghai et aux Masters. J’ai eu des occasions. Mais c’est plus encore mon niveau de jeu actuel qui m’encourage à y croire. Cela dit, je ne m’enflamme pas. Il y a le risque qu’il élève encore le sien! Pour échapper à son emprise, à son terrible coup droit, il va falloir que je me montre agressif, que je serve très bien.

– Nadal, vous le côtoyez depuis quand?
– Depuis très longtemps! Je crois que je l’ai croisé pour la première fois à Majorque lors d’un tournoi satellite. Il devait avoir 13-14 ans. On a sympathisé. Entre nous, il y a tout de suite eu un bon feeling. C’est devenu un très bon pote, on s’entraîne souvent ensemble.

– Cette première grande finale, l’excitation qu’elle suscite autour de vous, c’est grisant. Comment faites-vous pour garder la tête froide?
– Je reste moi-même, mes proches (réd. ses parents sont à ses côtés depuis le début de la quinzaine) me protègent. Les gens qui s’excitent, je les laisse s’exciter. D’accord, c’est un Grand Chelem, le haut niveau, mais ça reste un match de tennis…

– Au pire (!), vous allez vous retrouver No?5 mondial à l’issue du tournoi. Et même No 3 en cas de titre. Qu’est-ce que cela vous inspire?
– C’est incroyable, hallucinant. L’an passé, quand j’ai atteint le top 8, j’ai bien pensé qu’il y avait encore quelques places à gratter. Mais je me suis dit que je pouvais aussi reculer! En fait, ce classement, ça prouve que ce j’ai fait était juste. Que le travail et la patience paient. Qu’il ne faut pas brûler les étapes.

– Finaliste, c’est un gros million de francs suisse encaissé. Le double en cas de victoire. Le prize-money, vous y pensez?
Non, ça vient ou ça vient pas. Ce n’est pas une priorité pour moi. Cela fait depuis un certain temps déjà que je vis très bien ma vie.

– Comment allez-vous préparer cette première finale du Grand Chelem?
– Normalement, en veillant surtout à ne pas gaspiller de l’énergie. Ce sera la routine: fitness, massage, relaxation, musique. Trois jours de pause, c’était bon pour mon corps.

– Nadal a gâché la fête nationale, cette finale 100% helvétique que toute la Suisse espérait. Vous avez des regrets?
– Bien sûr, mais je suis tout aussi heureux de jouer contre Rafa. Là, je suis excité. Demain, je serai forcément un peu nerveux. Mais ça va aller, j’ai confiance en moi, en mon jeu. (24 heures)

Créé: 25.01.2014, 11h32

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