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Foot - CorruptionL'étau se resserre autour du président du PSG

Après le MPC, la FIFA a ouvert une enquête contre Nasser Al-Khelaïfi. Une villa mise à disposition de Jérôme Valcke intrigue.

La «Villa Bianca» appartient à une société immobilière établie à l'international.
La «Villa Bianca» appartient à une société immobilière établie à l'international.
AFP

Nasser Al-Khelaïfi, PDG de beIN Media et patron du PSG, se retrouve sous les feux croisés de la police italienne, pour une villa en Sardaigne - moyen de corrompre Jérôme Valcke, ex-numéro deux de la FIFA - et de la FIFA elle même, qui a ouvert une enquête visant le Qatari.

Le développement de vendredi prend les contours d'une villa à Porto Cervo, marina de carte postale, dont la valeur est estimée à sept millions d'euros. Cette résidence «constitue le moyen de corruption utilisé par Nasser Al-Khelaïfi (...) à l'encontre (de Jérôme Valcke) pour acquérir les droits télévisés relatifs» à plusieurs Coupes du monde, selon un communiqué de la police italienne.

L'avocat de Valcke assure que l'ex-bras droit de Sepp Blatter «a payé la location de la villa sarde». «Pour qu'il y ait corruption, il faut une contrepartie or M. Valcke n'était pas responsable d'attribuer des droits média aux uns ou aux autres», a ajouté l'avocat.

«M. Valcke a décidé de ne plus commenter le feuilleton quotidien» de cette procédure, a ajouté Me Ceccaldi. «Il a déjà répondu aux questions des enquêteurs du Ministère public de la Confédération (MPC) sur l'ensemble des points concernant Nasser Al-Khelaïfi. Il réserve désormais ses réponses au MPC», a encore déclaré son avocat.

Présence suisse

La «Villa Bianca» appartient à une société immobilière établie à l'international, mais était à la disposition de Jérôme Valcke, selon le même communiqué. L'opération de vendredi a été menée en présence d'un «représentant du Ministère Public de la Confédération». La police italienne précise encore que plusieurs personnes, «liées à divers titres à la société propriétaire de la villa» ont été interrogées. Des documents et du matériel informatique ont également été saisis.

Procédure pénale ouverte

Jeudi, le MPC avait annoncé enquêter depuis le 20 mars 2017, à l'encontre à la fois de Jérôme Valcke, ancien secrétaire général de la FIFA, déjà suspendu 10 ans pour d'autres faits de corruption, et du Qatari Nasser Al-Khelaïfi, PDG de la société beIN Media, «en lien avec l'octroi de droits média pour les Coupes du monde de football».

L'enquête a été ouverte pour «soupçon de corruption privée, d'escroquerie, de gestion déloyale et de faux dans les titres», avait indiqué le MPC, précisant qu'une opération «coordonnée» était menée simultanément en France, en Grèce, en Italie et en Espagne, dans le cadre de cette procédure.

afp/ats/jsa

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