Barnabé Delarze: «Ma vie ne va pas être bouleversée»

AvironLe Lausannois de 24 ans revient sur son fantastique titre de vice-champion du monde de double scull. Sérénité et émotion.

Roman Röösli (à gauche) et Barnabé Delarze ont porté haut les couleurs de la Suisse (photo Swiss Rowing).

Roman Röösli (à gauche) et Barnabé Delarze ont porté haut les couleurs de la Suisse (photo Swiss Rowing).

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On sent, à l'autre bout du fil, beaucoup d'émotion, mais surtout de la sérénité et de la maturité chez cet universitaire de 24 ans. Barnabé Delarze ne boude pas son plaisir: avec son coéquipier lucernois Roman Röösli, il vient d'être sacré vice-champion du monde de double scull à Plovdid, en Bulgarie. Séquence interview!

- Barnabé, quel est votre sentiment prédominant quelques heures après la course?

- La joie et la fierté, bien sûr. Une médaille d'argent aux championnats du monde élite, ça s'apprécie, ça se savoure. Mais en revisionnant la course et en l'analysant avec un peu de recul, je me dis qu'avec Roman, on aurait pu aller chercher les Français et la médaille d'or.

- Vraiment?

- Oui, d'autant que le titre mondial s'est joué dans un mouchoir de poche. On était concentrés sur l'effort, sur notre technique, mais aussi sur l'obligation de ne pas commettre d'erreur. Sans arrière-pensées, avec peut-être un peu plus d'expérience, la première place n'était pas inaccessible.

- Que représente pour vous cette belle breloque argentée?

- Elle ne va bouleverser ma vie ni le regard que portera sur moi le grand public. L'aviron ne permet pas d'être projeté dans la lumière... Ou si peu! Mais cette médaille va tout de même m'apporter un peu de reconnaissance dans le milieu et - j'espère - un peu de visibilité et de crédibilité auprès des éventuels sponsors. Tout dépendra en fait de comment les médias relateront cet événement.

- Si vous deviez la dédier à quelqu'un de particulier, exceptés peut-être votre famille et vos proches?

- Ce serait incontestablement à notre entraîneur national en chef Edouard Blanc. Il est venu, parti, reparti, revenu... L'aviron suisse a connu des cycles avec lui. Mais le constat est là: chaque fois qu'on travaille avec lui, les résultats suivent. Il y a 6 ans, chez les juniors, j'avais déjà été médaillé mondial sous sa direction.

- L'appétit vient en mangeant, dit-on. Et maintenant? Vos prochains défis?

- L'appétit, je l'ai toujours eu... Je vais d'abord fêter cette performance, ici sur place. A mon retour de Bulgarie, je vais m'accorder quelques jours de pause, puis retourner à l'université. La saison prochaine sera importante: elle lancera le processus de qualification pour les Jeux olympiques, qui restent l'objectif absolu. Mais je sais, maintenant, que notre bateau fonctionne avec Roman Röösli, que nous avons franchi une étape et que nous pouvons aborder la suite de notre carrière avec confiance et motivation.

(nxp)

Créé: 16.09.2018, 18h33

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