Charlotte Chable doit retrouver son insouciance

SKI ALPINLa Villardoue n’est plus très loin des meilleures. À elle de skier «plus libérée».

Charlotte Chable n'est plus très loin des meilleures slalomeuses...

Charlotte Chable n'est plus très loin des meilleures slalomeuses... Image: KEYSTONE

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Elle était arrivée de Norvège, jeudi passé, à Saint-Moritz, «libérée», avec la banane d’une fille pleine d’espoir après être montée sur un podium de slalom trois jours auparavant en Coupe d’Europe. C’est donc, forcément, avec «le plein de confiance» que Charlotte Chable s’était élancée dans les qualifications du parallèle ce dimanche sur l’Engiadina. Elle avait raison la Vaudoise. Car sans une faute sur l’intérieur, elle aurait eu une belle carte à jouer derrière les Shiffrin, Vhlova, Holdener et les autres spécialistes de la discipline. Du coup, la Villardoue (43e) est repartie de la station grisonne frustrée, «un peu déçue», mais consciente qu’elle n’est plus très loin des meilleures.

Proche d'Holdener et de Gisin

«À l’entraînement, je suis proche des temps de Wendy Holdener et de Michelle Gisin et c’est encourageant», sourit la technicienne de 24 ans, qui tente de remonter la pente après un hiver 2017 difficile où il a fallu qu’elle soigne une troisième fois un ligament croisé à un genou. «On peut toujours trouver du positif dans une blessure, parce que cela te forge à chaque fois le caractère, reconnaît la skieuse. Mais quand ça devient à répétition, au bout d’un moment, tu te poses énormément de questions. Je me demandais ce que j’avais fait de faux et je n’avais aucune réponse. Je pense que mon dernier pépin m’a un peu démolie et là je suis en train de me reconstruire…»

L'aide d'un coach mental

Un coach mental l’a aidée dans son processus de guérison. «On a surtout travaillé sur la crainte d’une nouvelle rechute, explique-t-elle. J’ai été accompagnée par rapport à l’accident, plutôt que sur la gestion de la pression. Maintenant, poursuit Charlotte, après avoir bien skié cet automne en Nouvelle-Zélande et ma belle performance en Norvège, je dois continuer sur ma lancée. Après deux ans où je peinais à retrouver mon niveau, je suis en train de refaire plus ou moins ce que j’ai envie sur la piste. Mais je pars encore de loin avec mes gros dossards, et selon les conditions je dois surtout dompter le tracé pour me qualifier. À moi de retrouver un peu cette insouciance et d’y aller sans me crisper et me poser trop de questions. Comme à l’entraînement ou en Coupe d’Europe où je me sentais légère sur mes jambes. J’attends peut-être encore trop de moi. La clé, c’est skier libérée.»

C’est ce qu’elle devra faire vendredi prochain à Courchevel.

Créé: 13.12.2018, 21h46

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