Les confidences de Johan Djourou

FootballAu lendemain du rassemblement des joueurs à Lugano, le défenseur genevois s'est confié en toute franchise.

Signaler une erreur

Vous voulez communiquer un renseignement ou vous avez repéré une erreur ?

«Cela ne va pas être une partie de plaisir!» Johan Djourou a le mérite de la franchise. A 31 ans et à l'heure d'aborder sa troisième Coupe du monde, le Genevois mesure pleinement la tâche qui attend l'équipe de Suisse dans un mois en Russie. «Tout dépendra de la forme du moment. Le facteur chance entrera aussi en ligne de compte, souligne l'homme aux 73 sélections. Et l'entame du tournoi sera très importante. Il y a quatre ans au Brésil, nous avions pu gagner le premier match contre l'Equateur et ce succès s'était avéré crucial.»

En Russie, c'est le Brésil qui se dressera sur la route de l'équipe de Suisse le 17 juin à Rostov-sur-le-Don pour son entrée en lice dans cette Coupe du monde. Face à l'un des favoris du tournoi, Johan Djourou espère que la Suisse sera «moins timide» qu'au Portugal en octobre dernier où elle s'était inclinée 2-0 lors de la Finalissima du tour préliminaire. «Nous avions un peu joué avec le frein à main à Lisbonne, avance-t-il. Nous étions sur une sorte de piédestal après toutes les victoires que nous avions enchaînées avant cette rencontre.»

Vladimir Petkovic avait regretté la non tenue d'une rencontre amicale contre une grande équipe pour trouver des repères avant de croiser le fer contre Cristiano Ronaldo et les autres. Cette fois avant de défier Neymar et la Seleçao, la Suisse livrera ce dimanche à Villarreal le test sans doute le plus ardu: défier l'Espagne chez elle. «A nous de jouer en équipe, de travailler en bloc devant l'Espagne et le Brésil, poursuit le défenseur. Nous avons su le faire parfaitement par le passé. J'ai le sentiment que nous sommes toujours en phase de progression, tant individuellement que collectivement. L'ossature de l'équipe est restée pratiquement la même depuis l'Euro 2016. Elle pourra ainsi s'appuyer sur de plus grands automatismes.»

Une place à regagner

Titulaire indiscutable en 2014 au Brésil et en 2016 en France, Johan Djourou n'aborde pas la Coupe du monde de Russie dans le même «confort». Les performances de Manuel Akanji lors du barrage contre l'Irlande du Nord que Johan Djourou n'avait pas disputé en raison d'une blessure à la cuisse ont redistribué les cartes.

Pour la presse alémanique, le doute n'est pas permis. La charnière centrale de la Suisse en Russie doit être composée de Fabian Schär et de Manuel Akanji. Mais Vladimir Petkovic, heureusement, garde le sens des réalités. Il sait que Johan Djourou ne l'a jamais déçu depuis quatre ans. Il sait aussi que Fabian Schär n'a pas connu une année étincelante à La Corogne avec une relégation au bout du chemin. Il sait enfin que Manuel Akanji a terminé la saison à Dortmund comme latéral gauche dans une défense à quatre...

«J'ai joué presque toutes les rencontres de la campagne de qualification, avance Johan Djourou. Je suis revenu dans l'équipe en mars contre le Panama et cela s'est bien passé. J'ai le sentiment que tous les joueurs qui seront dans la liste des 23 peuvent postuler à une place de titulaire. Il revient désormais au coach de trancher.» Dans cette lutte à trois qui l'oppose à Manuel Akanji et à Fabian Schär, Johan Djourou peut s'appuyer sur sa fin de saison à Antalya pour présenter certains arguments. Il a été titularisé à douze reprises en championnat depuis le 12 février pour contribuer au maintien d'Antalyaspor.

«C'était notre objectif après le départ du président qui voulait bâtir une équipe pour tenir les tout premiers rôles, explique Johan Djourou qui, contrairement à Samuel Eto'o, Samir Nasri et Jérémy Ménez, est resté à Antalya malgré la nature différente du nouveau projet sportif. «J'ai très bien terminé la saison. J'ai pris de la confiance. J'ai bénéficié du temps de jeu que j'espérais. Cette saison s'est finalement bien passée.» Son discours se veut ferme comme pour signifier qu'il peut regarder les yeux dans les yeux Manuel Akanji et Fabian Schär.

(ats/nxp)

Créé: 28.05.2018, 16h25

Articles en relation

L'opération Coupe du monde 2018 est lancée

Suisse En vue d'entamer leur préparation pour la Russie, les sélectionnés de l'équipe de Suisse ont posé leurs valises à Lugano. Plus...

Le hockey donne des ailes à Petkovic pour le mondial

Canton de Schwytz Les premiers internationaux suisses se sont réunis lundi à Feusisberg, à 26 jours du coup d'envoi de la Coupe du monde 2018. Plus...

Publier un nouveau commentaire

Nous vous invitons ici à donner votre point de vue, vos informations, vos arguments. Nous vous prions d’utiliser votre nom complet, la discussion est plus authentique ainsi. Vous pouvez vous connecter via Facebook ou créer un compte utilisateur, selon votre choix. Les fausses identités seront bannies. Nous refusons les messages haineux, diffamatoires, racistes ou xénophobes, les menaces, incitations à la violence ou autres injures. Merci de garder un ton respectueux et de penser que de nombreuses personnes vous lisent.
La rédaction

Caractères restants:

J'ai lu et j'accepte la Charte des commentaires.

No connection to facebook possible. Please try again. There was a problem while transmitting your comment. Please try again.