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Le créateur du logo des JO de Tokyo-2020 récuse tout plagiat

Le dessinateur belge du logo du théâtre de Liège avait accusé Kenjiro Sano de plagiat.

La polémique a enflé depuis qu'un graphiste belge, Olivier Debie, s'est ému sur internet de la ressemblance entre le logo du théâtre de Liège qu'il a imaginé et celui récemment dévoilé des JO-2020 de Tokyo. (30 juillet 2015)
La polémique a enflé depuis qu'un graphiste belge, Olivier Debie, s'est ému sur internet de la ressemblance entre le logo du théâtre de Liège qu'il a imaginé et celui récemment dévoilé des JO-2020 de Tokyo. (30 juillet 2015)
AFP

Le designer japonais du logo des jeux Olympiques de Tokyo en 2020 a rejeté vendredi 31 juillet les accusations de plagiat portées à son encontre par le créateur belge de l'image symbolisant le théâtre de Liège. Dans un communiqué, Kenjiro Sano, fondateur du studio MR_Design, est catégorique. «Je n'avais absolument aucune connaissance préalable du design (du logo du théâtre de Liège)», a-t-il écrit.

«Je ne m'en suis pas du tout inspiré. J'ai voulu rendre hommage à l'emblème des JO de Tokyo en 1964 et ai réfléchi longuement et laborieusement à quels éléments je pourrais employer», a-t-il expliqué. Actuellement en déplacement à l'étranger, M. Sano s'est dit prêt à «donner plus d'explications sur la façon dont il a créé cet emblème, une fois de retour au Japon».

La polémique a enflé depuis qu'un graphiste belge, Olivier Debie, s'est ému sur internet de la ressemblance entre le logo du théâtre de Liège qu'il a imaginé et celui récemment dévoilé des JO-2020 de Tokyo.

«Le nouveau logo des Jeux Olympiques de Tokyo 2020 face au logo du Théâtre de Liège dont le projet initial date de 2011... Bluffant. Même la typo est la même...», a écrit sur Facebook le Studio Debie, en accompagnant le commentaire d'une image présentant les deux. Contacté, Olivier Debie s'est dit «un peu perplexe» et envisage de porter plainte.

«Difficile de croire à une coïncidence»

«Quand je superpose les deux tracés, il semble difficile de croire à une coïncidence», a-t-il déclaré, ajoutant que son dessin était partagé depuis deux ans sur les réseaux sociaux.

L'esthétique de la lettre «T» au centre du logo japonais rappelle le «L» choisi pour figurer le théâtre de Liège, avec des formes géométriques similaires. Les typographies utilisées pour les mots «Tokyo» et «Théâtre» présentent aussi des traits communs.

Interrogés, les avocats de M. Debie et du Théâtre de Liège, respectivement Philippe Mottard et Alain Berenboom, ont dit vouloir «faire cesser l'utilisation du logo sur tous les supports de quelque nature que ce soit».

Menace de plainte

Ils doivent adresser vendredi un courrier au Comité international olympique (CIO) à Lausanne lui demandant de «faire cesser la contrefaçon» d'ici une semaine, sous peine de déposer plainte devant un tribunal belge.

«J'ai bon espoir en la jurisprudence, sauf si le Japonais arrive à prouver qu'il est bien le créateur et qu'il ne n'est pas inspiré du logo de M. Debie», a expliqué Me Mottard.

Par ailleurs, un autre rapprochement a rapidement été fait sur internet avec une image créée par la société espagnole Hey Studio pour une application de fonds d'écrans pour smartphones «Wall for Japan», en soutien aux victimes du tsunami de 2011.

(AFP)

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