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Dans l'enfer lisboète, «le salut passera par le jeu»

Dans un stade de la Luz comble et face à l'un des deux meilleurs joueurs au monde, la Suisse va passer mardi le test ultime.

Ricardo Rodriguez et Granit Xhaka se congratulent au coup de sifflet final après la qualification de la Suisse pour le Mondial (Dimanche 12 novembre 2017).
Ricardo Rodriguez et Granit Xhaka se congratulent au coup de sifflet final après la qualification de la Suisse pour le Mondial (Dimanche 12 novembre 2017).
Keystone
Dans le temps additionnel, Ricardo Rodriguez a sauvé toute une nation en dégageant un ballon de but nord-irlandais sur la ligne (Dimanche 12 novembre 2017).
Dans le temps additionnel, Ricardo Rodriguez a sauvé toute une nation en dégageant un ballon de but nord-irlandais sur la ligne (Dimanche 12 novembre 2017).
Keystone
Granid Xhaka et Breel Embolo arrivent au rassemblement de l'équipe de Suisse à Feusisberg (Lundi 29 août 2016).
Granid Xhaka et Breel Embolo arrivent au rassemblement de l'équipe de Suisse à Feusisberg (Lundi 29 août 2016).
Keystone
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Nous y voilà enfin! A la fois aussi espérée que redoutée, la «finale» du groupe B du tour préliminaire de la Coupe du monde 2018 aura bien lieu ce mardi à Lisbonne.

Dans un tour préliminaire pauvre en affiches - à l'exception bien sûr du duel entre l'Espagne et l'Italie dans le groupe G -, l'affrontement entre les Portugais Champions d'Europe en titre, condamnés à gagner pour se qualifier directement pour la Russie, et cette équipe de Suisse qui ne perd plus depuis quinze matches promet énormément.

«Comment vont-ils faire face?»

C'est tout simplement l'heure de vérité qui sonnera pour l'équipe de Vladimir Petkovic. Dans un stade de la Luz comble et face à l'un des deux meilleurs joueurs au monde, la Suisse passera en quelque sorte le test ultime. «Il y aura une part d'inconnu dans cette finalissima, remarque Stéphane Henchoz. Les Suisses vont être plongés d'un seul coup dans un stade en ébullition face à un adversaire d'un tout autre calibre. Comment vont-ils faire face?»

L'ancien défenseur de Liverpool apporte un premier élément de réponse. «Le salut passera par le jeu. La Suisse ne possède pas des joueurs qui peuvent défendre en campant dans leur surface pendant une heure et demie, dit-il. Et dans le jeu, il est presque acquis que des espaces vont se libérer face une équipe condamnée à gagner.»

Zuber ou Mehmedi?

Avant le match de samedi, Vladimir Petkovic avait une idée claire sur le choix des hommes pour mardi soir. Il entendait aligner son équipe type avec Remo Freuler à la place de Valon Behrami. Seulement, avec son doublé et son assist contre la Hongrie, Steven Zuber a peut-être modifié la donne.

Le Zurichois de Hoffenheim ne mérite-t-il pas de jouer à la place d'Admir Mehmedi, préservé samedi en raison de la menace d'un second carton jaune? Le quotidien le plus influent du pays (Blick) a ouvert tout de suite le débat. Il apparaît légitime, même si l'on voit mal Vladimir Petkovic laisser sur le banc un Admir Mehmedi qui avait inscrit un but fantastique lors du 2-0 du match aller contre le Champion d'Europe.

(ats/jsa)

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