Quelle équipe de Suisse contre la Belgique?

FootballPetkovic n’a pas grondé les siens, mais va devoir faire des choix. Le point au lendemain du camouflet contre le Qatar.

Vladimir Petkovic va devoir faire des choix après le camouflet contre le Qatar.

Vladimir Petkovic va devoir faire des choix après le camouflet contre le Qatar. Image: Keystone

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Tourner la page et penser à la Belgique. Le mot d’ordre est simple dans le clan suisse. Si personne ne minimise la contre-performance, cette défaite «honteuse» comme l’a dit Mvogo, aucun ne tient non plus à s’autoflageller durant trois jours. Encore moins ceux qui n’ont pas joué, même s’ils sont bien sûr dans le même bateau.

Non, si les Suisses ont fait pénitence après le match, ils ont aussitôt tourné la tête vers la Belgique, pour le choc final du groupe 2 de la Ligue des nations. On rappelle les données: indépendamment du résultat du Belgique-Islande de ce jeudi soir, la Suisse doit battre les Belges dimanche à Lucerne pour espérer terminer premier et s’ouvrir les portes du Final Four qui désignera le premier lauréat de la Ligue des nations. Simple. Et complexe forcément au moment de faire les choix. Petkovic n’a pas grondé ses joueurs après la défaite surprise. Mais il doit corriger le tir. Avec qui et surtout dans quel système? Une défense à trois ou à quatre? Regardons quels pourraient être les changements avec le 3-5-1-1 aperçu contre les Qataris.

Dans la cage. Il y aura Yann Sommer. Yvon Mvogo, de loin le meilleur Suisse mercredi sur la vilaine pelouse du Cornaredo, n’a pas démérité, mais le No 1 demeure bien sûr le portier de Mönchengladbach.

Arrière central. Nico Elvedi a les qualités pour endosser le rôle. Il était en délicatesse avec une cheville, mais il va mieux et a pu mobiliser normalement son articulation. Il prendrait la place de Schär, suspendu.

Défense centrale droite. On peut penser à Timm Klose. Lui aussi avait mal à une cheville, depuis deux semaines. Mais il se dit prêt. «Il pourra encore subsister une petite douleur, mais rien de grave. Je suis fier d’être de retour avec la Suisse, à disposition de l’entraîneur.» Le joueur de Norwich (Championship, D2 anglaise) devra se montrer à la hauteur le cas échéant. Sa taille (195 cm) et sa forme dans une D2 qui reste très compétitive, sont des atouts. De quoi remplacer avantageusement Lacroix.

Défense centrale gauche. Ici, c’est Ricardo Rodriguez qui est attendu. Il a soigné un adducteur douloureux ce début de semaine, mais il s’est entraîné ce jeudi. Il prendra la place de Benito.

Couloir droit. Premier dilemme. Lang est à la peine ces derniers temps, il n’a d’ailleurs guère brillé contre le modeste Qatar. En revanche, Kevin Mbabu est plus que prêt pour prendre ce poste. L’ex-Servettien d’YB pourrait bien avoir sa chance.

Milieu central droit. Zakaria devrait garder sa place. Pas en raison de sa forme du moment. Mais plus pour son entente avec Xhaka et par manque de concurrence aussi. Le Genevois doit lui aussi hausser le niveau pour être au top dimanche.

Milieu-milieu. C’est bien sûr Granit Xhaka. Insuffisant comme toute l’équipe contre le Qatar, agaçant parfois pour sa suffisance (comme tous les autres Suisses), il a à nouveau cristallisé les critiques autour de sa personne. Il n’en demeure pas moins indispensable, même s’il a zappé le Suisse-Qatar comme presque tous ses coéquipiers. Il est l’une des clés pour défier la Belgique, il l’a démontré avec brio à l’aller.

Milieu central gauche. C’est Freuler qui s’y colle. C’est Freuler qui s’y perd. Il a beau être bon avec Bergame, sous le maillot suisse ce n’est jamais ça. Mais voilà, il faut quelqu’un à ce poste et il est là. Par défaut. À moins que Petkovic ne décide de lancer Sow. C’est possible.

Couloir gauche. Pas vraiment de choix. En l’absence de Mehmedi (blessé), il n’y a que Steven Zuber pour ce poste. Le joueur d’Hoffenheim est d’une générosité de tous les instants. Mais techniquement, il y a des problèmes récurrents (perte de balle, contrôles approximatifs, qualité des centres). À lui de compenser sans surjouer dans ses emportements.

Meneur de jeu. Place à Xherdan Shaqiri. Celui qui fait la joie de Liverpool a tenté de secouer les siens en deuxième période contre le Qatar. Il y est presque parvenu avant de jeter l’éponge. Mais il est celui qui peut surprendre les Belges, en électron libre derrière l’attaquant. Surtout s’il s’inspire avec la Suisse de ses envolées avec Liverpool. Même s’il n’a pas exactement les mêmes coéquipiers autour…

L’attaquant de pointe. Gavranovic ou Seferovic. C’est la question. On peut imaginer qu’elle va trotter dans la tête de Petkovic jusqu’à dimanche, puisqu’aucun des deux buteurs ne s’impose comme une évidence. C’est d’ailleurs tout le problème de la Suisse de Petkovic: ne pas avoir ce froid tueur devant le but adverse.

Créé: 15.11.2018, 14h44

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