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Exhibition ou compétition, le débat identitaire qui escorte la Laver Cup

Elle fascine les modernes et agace les traditionalistes. Deviendra-t-elle, avec son format inédit, le must absolu du «tennis 2.0»?

Explosion de joie entre Nadal et Federer. Une scène insolite générée par la Laver Cup.
Explosion de joie entre Nadal et Federer. Une scène insolite générée par la Laver Cup.
EPA

Du haut des escaliers du Palais Eynard, 68 titres du Grand Chelem saluent une foule conquise. Toute la magie de Laver Cup tient dans ce tour de force. Voir Federer et Nadal échanger des regards complices, Borg et McEnroe se toiser comme au bon vieux temps; le tout sous le patronage claudiquant de l’idole Rod Laver, le tableau impose instantanément sa légitimité. Mais cette «sainte trinité du tennis» suffit-elle à faire de la Laver Cup, après seulement deux éditions, un défi incontournable du calendrier? Parce qu’elle bouscule les codes, rémunère grassement ses acteurs et ne distribue aucun point ATP, l’aile la plus orthodoxe des amateurs de tennis s’en étouffe. «Ce n’est qu’une exhibition montée à grands frais», bougonnent les plus méfiants. Vraiment? Des rivaux transformés en équipiers qui se défient dans un format novateur, la formule ne pourrait-elle aussi devenir le must absolu du «tennis 2.0»?

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