Federer: «J’ai tout de suite trouvé le bon équilibre»

TennisAlors que le déluge s’abattait sur Melbourne, «RF» était douché et ravi de sa qualification rapide contre Steve Johnson. Interview.

Roger Federer le dit lui-même, «c’était un premier tour parfait».

Roger Federer le dit lui-même, «c’était un premier tour parfait». Image: Keystone

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Roger Federer, vous devez être rassuré par cette entrée en matière, non?

Si, c’est vrai. J’étais un peu dans le flou, car même si tu t’es bien entraîné, tu n’es jamais certain de pouvoir retranscrire le tout en match. Je ne voulais pas me retrouver à ramer, à courir après le score en essayant de trouver des solutions avec le couteau sous la gorge. Mais je me suis très vite relâché en réalisant que je le retournais facilement. À Indian Wells, son kick au service m’avait posé des problèmes. Ce n’était pas le cas ici, sans doute à cause des conditions. Après, j’ai trouvé le bon mélange dans l’échange, le bon moment pour aller l’agresser sur son côté revers. C’était un premier tour parfait.

Vous parlez des conditions. Comment les jugez-vous?

Elles ressemblent à l’année dernière. Ce n’est clairement pas aussi rapide qu’en 2017 et 2018. Et je trouve que les balles vont assez vite quand elles sont neuves, mais s’usent très vite. Du coup, les conditions deviennent lentes en fin de rotation. Je dirais donc qu’il faut se préparer à travailler beaucoup pour gagner un point. Contre les meilleurs, en conditions nocturnes, il faudra bien réfléchir comment construire son point. Le combat sera âpre, les pulsations vont monter. Mais je me suis préparé pour cela.

Vous n’avez perdu aucun premier tour de Grand Chelem depuis votre premier titre à Wimbledon en 2003. Est-ce que vous avez une explication à cette assurance légendaire?

Bon, il y a eu quelques matches serrés qui me reviennent en tête. Mais je vois plusieurs raisons. Mon niveau d’abord. Le passage aux 32 têtes de série ensuite. À l’époque, il était possible de jouer un Top 20 d’entrée. Aujourd’hui, nous sommes protégés de pas mal de joueurs dangereux. Et puis, sans doute que j’ai créé un style de jeu qui me permet de gérer cette adversité hors top 30, malgré la nervosité ou quelques imprécisions. On le voit en Masters 1000, où un premier tour contre un top joueur peut être très compliqué. Je suis ravi que cela se passe aussi bien en Grand Chelem.

Propos recueillis par Mathieu Aeschmann, Melbourne

Créé: 20.01.2020, 08h19

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