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Rapport McLarenLa FIFA conclut que les Russes n'ont pas triché

La FIFA n'a trouvé «aucun élément» permettant d'établir «une violation des règles antidopage»chez les joueurs russes susceptibles de participer au Mondial-2018 en Russie.

Le ministre des Sports Vitali Moutko.
Le ministre des Sports Vitali Moutko.
AFP

La FIFA n'a trouvé «aucun élément» permettant d'établir «une violation des règles antidopage» chez les joueurs russes susceptibles de participer au Mondial-2018 en Russie, a annoncé l'instance mardi.

Des enquêtes portant sur «de possibles infractions» aux règles antidopage par des joueurs de football «ayant fait l'objet de soupçons», et notamment ceux susceptibles de participer au Mondial en Russie, avaient été ouvertes à la suite da la publication du rapport McLaren portant sur un système de dopage institutionnalisé en Russie.

Les enquêtes portant sur les joueurs figurant dans la liste provisoire pour la compétition en Russie étant aujourd'hui «terminées», la FIFA «est en mesure de confirmer qu'aucun élément ne permet d'établir une violation des règles antidopage par ces joueurs», a indiqué la FIFA dans un communiqué. La FIFA précise avoir «transmis ses conclusions à l'Agence mondiale antidopage (AMA), qui a validé la décision de la FIFA de clôturer ces enquêtes».

Dopage «institutionnalisé»

Dans une réaction transmise à l'AFP, l'AMA s'est déclarée «satisfaite du processus suivi par la FIFA» et «la conclusion de tous les cas liés à des joueurs russes susceptibles de participer à la Coupe du monde». L'Agence basée à Montréal précise qu'elle «passera en revue les résultats de tous les cas liés au football encore sous enquête».

Le rapport du juriste canadien Richard McLaren, effectué à la demande de l'AMA avait mis en lumière un système de dopage «institutionnalisé» en Russie, utilisé notamment durant les Jeux olympiques d'hiver de Sotchi-2014.

Ce rapport avait conduit à la suspension de nombreux sportifs russes et au retrait de médailles ainsi qu'à la suspension de la Russie des JO d'hiver-2018 de Pyeongchang, seuls des sportifs russes dits «propres» ayant été admis à participer sous drapeau neutre. Des noms de footballeurs figuraient dans ce rapport.

Pour mener son enquête, la FIFA indique avoir analysé, «en collaboration avec des experts juridiques et scientifiques, toutes les informations et preuves figurant dans le rapport McLaren».

Contrôles inopinés

La Fifa a également «pris contact avec M. McLaren afin d'obtenir de plus amples informations» et a «soumis des questions» au lanceur d'alerte russe Grigory Rodchenkov, ancien patron du Laboratoire antidopage de Moscou, et à l'origine des révélations sur ce système de dopage «institutionnalisé» en Russie.

L'instance a également analysé une nouvelle fois les échantillons, recueillis par la FIFA et les confédérations et qui ont été stockés dans des laboratoires accrédités par l'AMA, des joueurs mentionnés dans le rapport McLaren et des joueurs de haut niveau à la recherche de substances illicites. Les échantillons saisis par l'AMA auprès du laboratoire de Moscou et stockés dans celui de Lausanne ont également été de nouveau analysés.

«L'ensemble des résultats s'est avéré négatif», indique la Fifa. De plus, l'instance du football indique avoir effectué plusieurs contrôles inopinés ciblés, l'équipe russe figurant «parmi les plus contrôlées en amont de la Coupe du Monde 2018».

La FIFA précise cependant qu'en collaboration avec l'AMA, elle «poursuit ses enquêtes concernant plusieurs joueurs qui ne sont pas susceptibles de participer à la Coupe du Monde 2018».

(AFP)

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