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Un fils, un père et un rêve en commun

Loïs Dufaux participe samedi aux Mondiaux M23 de cyclocross.

Loïs Dufaux, 21 ans le 16 février, participera à ses premiers Mondiaux de cyclocross M23 au Danemark.
Loïs Dufaux, 21 ans le 16 février, participera à ses premiers Mondiaux de cyclocross M23 au Danemark.
Keystone

Le temps passe, c’est l’histoire de la vie. Il y a heureusement des repères, des jalons pour nous aider à ne pas perdre le fil. Loïs Dufaux, 21 ans le 16 février, participera à ses premiers Mondiaux de cyclocross M23, samedi à Bogense (Danemark). Et alors? Alors ça ne nous rajeunit pas et son papa non plus. «C’est sûr que ça brasse pas mal de souvenirs et d’émotions qui ne datent pas d’hier, nous dit Laurent Dufaux. Je me revois un peu en lui, je suis surtout très fier, parce que je sais tout le boulot que cela représente.»

Coureur cycliste professionnel de 1991 à 2004, le Vaudois a vécu le rêve derrière lequel pédale son rejeton. «Il a l’avenir devant lui, mais le temps va commencer à presser, résume le paternel. Il entre dans les années clés, si on veut franchir les échelons. Il n’a peut-être pas le talent que j’avais à la base, mais je lui souhaite de réaliser ses souhaits les plus fous, d’être heureux avant tout. Et même s’il ne parvient pas à passer pro, je sais qu’il aura bénéficié, avec le vélo, d’une formidable école de vie.»

Loïs Dufaux est loin d’avoir jeté l’éponge et, à partir de samedi, il aura déjà vécu un truc que son papa n’a jamais connu. «J’aurais pu aller à des Mondiaux de cyclocross, mais je n’avais pas réussi à la mettre au fond le jour des sélections, se rappelle le senior, qui se rendra au Danemark jeudi. Je dirai à Loïs de vivre cette course comme une magnifique expérience, une découverte, de prendre du plaisir, d’aborder ça avec une pression saine.»

Le père fait forcément office de conseiller, de coach. Il est même directeur sportif assistant au sein d’Akros-Thömus, la formation «Continentale» (3e division) où Dufaux junior mène sa carrière sur route. «Ce serait quand même stupide de ne pas le faire profiter de mon expérience, mais j’essaie de l’entourer sans l’étouffer, explique le double quatrième du Tour de France (1996 et 1999). Il y a parfois quelques coups de gueule, parce qu’il a du mal à entendre certains trucs quand cela vient de moi. Mais notre relation est très bonne.»

Au bout du fil, on entend un sourire plein de tendresse. «Pouvoir partager une telle passion avec son fils, c’est un privilège.» Quelque chose à ajouter, monsieur Dufaux? «Vous m’appelez parce que je suis un ancien cycliste connu, mais je tiens à souligner que, sans les investissements et le sacrifice d’une mère et d’une sœur, ce privilège n’aurait pas été possible.»

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