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Le milieu du foot s’écharpe autour du jeu de l'équipe de France

Des puristes dénoncent le style «moche» des Bleus. Le défenseur Raphaël Varane leur rit au nez.

«Nous, on n’était pas venus pour jouer, on était là pour gagner, pour détruire l’adversaire. On s’en foutait d’être moches», réagit Raphaël Varane.
«Nous, on n’était pas venus pour jouer, on était là pour gagner, pour détruire l’adversaire. On s’en foutait d’être moches», réagit Raphaël Varane.
Keystone

Auteur d’une tribune libre dans l’hebdomadaire France Football pendant le Mondial russe, l’enfant prodige Hatem Ben Arfa a pris le contre-pied de ses compatriotes dans l’édition de ce mardi, en critiquant ouvertement la manière dont l’équipe de France a remporté sa deuxième Coupe du monde.

«On ne va pas se le cacher: le style et l’identité ultraréalistes des Français sont assez moches», estime-t-il. Pour le surdoué, si ce jeu défensif est «super efficace», «les Bleus sont des spéculateurs qui misent avant tout sur l’erreur de leurs adversaires». «Je n’ai pas envie que ce style devienne la norme dans les centres de formation ou les clubs, puisque l’on a souvent l’habitude d’essayer de copier le nouveau champion du monde», argumente-t-il en puriste.

«Deschamps devrait partir»

Visiblement vacciné contre la joie qui contamine son pays, Hatem Ben Arfa voit de surcroît une faille, sinon un danger, à la méthode française: «Je ne suis pas certain qu’avec ce style de jeu, on soit à l’abri d’une mauvaise surprise dès les qualifications du prochain Euro. Car, en face, il y en aura beaucoup qui vont nous attendre pour nous prendre à notre propre piège.» D’autant que, selon l’ancien attaquant du PSG, «c’est du gâchis» de pratiquer ce football avec «des talents aussi inventifs que Griezmann, Fekir, Mbappé ou Dembélé».

Adepte des grandes chevauchées à travers les défenses, Ben Arfa semble frustré par la patte Deschamps, qu’il invite d’ailleurs à quitter son poste: «A sa place, je partirais sur ce coup d’éclat, un peu à l’image de Zizou avec le Real Madrid. Ce serait ensuite à son successeur de profiter du potentiel technique et de «libérer» les talents pour avoir une identité de beau jeu à la française, comme les Brésiliens en ont une.»

«Des tueurs de sang-froid»

Mercredi, le défenseur de la France, Raphaël Varane, a répondu cyniquement aux esthètes dans L’Équipe: «Nous, on n’était pas venus pour jouer, on était là pour gagner, pour détruire l’adversaire. On s’en foutait d’être moches. C’était tout pour l’équipe. Il ne faut pas non plus nous caricaturer comme étant l’équipe la plus moche de tous les temps. On était l’équipe la plus glaçante. On était des tueurs de sang-froid.»

Tout en précisant: «On a des joueurs tellement différents qu’on a les cartes en mains. Là, c’était un choix. Ponctuel. Si on arrive à avoir plus de possession, de maîtrise et avoir cette solidité, on sera encore plus forts.» C’est bien là le plus effrayant: la marge de progression reste très grande.

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