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Granit Xhaka affirme n'avoir pas peur du Brésil

Le joueur d'Arsenal estime qu'il ne sera pas facile d'affronter la Suisse cet été lors du Mondial russe. Interview.

Johan Djourou est le grand perdant du camp de préparation de l'équipe de Suisse avant la Coupe du monde. Le Genevois prendra place sur le banc le 17 juin face au Brésil à Rostov-sur-le-Don. (Samedi 9 juin 2018)
Johan Djourou est le grand perdant du camp de préparation de l'équipe de Suisse avant la Coupe du monde. Le Genevois prendra place sur le banc le 17 juin face au Brésil à Rostov-sur-le-Don. (Samedi 9 juin 2018)
Keystone
Vladimir Petkovic misera ce soir à Lugano sur Mario Gavranovic (photo). (8 juin 2018)
Vladimir Petkovic misera ce soir à Lugano sur Mario Gavranovic (photo). (8 juin 2018)
Keystone
Mario Gavranovic fait des photos avec des enfants lors du rassemblement de la Nati à Lugano.
Mario Gavranovic fait des photos avec des enfants lors du rassemblement de la Nati à Lugano.
Keystone
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Vous vous êtes imposé comme l'un des stratèges d'Arsenal. L'êtes-vous aussi en équipe de Suisse?

Granit Xhaka: «Je m'efforce de jouer dans le même registre qu'à Arsenal. Il me revient aussi d'entraîner les jeunes derrière moi. Je crois vraiment aux qualités d'un Akanji, d'un Embolo et d'un Zakaria auxquels je prédis un très grand avenir. Je suis à leurs côtés, mais je sais aussi leur parler quand il convient de leur parler. C'est ainsi que je conçois mon rôle en équipe nationale.»

La Suisse occupe le sixième rang du dernier classement FIFA. Ce classement reflète-t-il vraiment son potentiel?

«Ce classement n'est pas usurpé. Il récompense le parcours qui est le nôtre depuis quatre ans. Nous étions à la Coupe du monde 2014 et à l'Euro 2016. Nous serons en Russie. Une telle présence ne doit rien au hasard. L'équipe a réussi le bon amalgame entre les anciens et les jeunes. Les jeunes, justement, font tout pour gagner leur place. On ne se fait aucun cadeau. Les 23 joueurs qui seront en Russie possèdent tous les qualités qui leur permettent de postuler à une place de titulaire.»

Il y a deux ans, l'Euro 2016 s'était conclu sur une malheureuse élimination devant la Pologne aux tirs au but. Qu'est-ce qui a changé dans l'équipe de Suisse depuis lors?

«Regardez les transferts des internationaux suisses depuis 2016 ! Plusieurs joueurs de l'équipe de Suisse, à commencer par moi, ont rejoint des grands clubs où ils sont appelés à prendre de plus en plus de responsabilités. Nous avons tous gagné en maturité. Et cela n'a pas de prix.»

Quelles sont les domaines où l'équipe a progressé ces vingt-quatre derniers mois?

«Je veux revenir au barrage contre l'Irlande du Nord. Nous avons su le gagner sans jouer vraiment un beau football, mais avec une très grande détermination. Nous avons su nous adapter à cette situation qui était nouvelle pour nous. Et chacun a pu compter sur l'autre lors de ce barrage.»

Il le faudra à nouveau lors de la Coupe du monde. A commencer par le premier match contre le Brésil...

«Le Brésil m'inspire un très grand respect, mais aucune peur. Le Brésil est le grand favori du tournoi, Contrairement aux Brésiliens, nous ne partons pas en Russie avec le poids de tout un pays qui attend nous voir gagner la Coupe du monde. Je suis pleinement conscient de la difficulté de notre tâche dans ce premier tour. Il y a le Brésil. Mais aussi la Serbie qui sera également un adversaire de valeur et le Costa Rica qui est une équipe imprévisible. Mais je peux d'ores et déjà faire une promesse à nos supporters: il ne sera pas facile de jouer contre la Suisse. Nous sommes prêts à nous battre, à souffrir, à mordre dans le ballon jusqu'à l'extrême limite de nos forces.»

Comment voyez-vous la trame de ce groupe E?

«Ce groupe me fait penser à la Coupe du monde M17 en 2009. Au Nigeria aussi, nous étions tombés sur le Brésil au premier tour. On l'avait battu avant d'éliminer... l'Allemagne en huitième de finale. Je ne serais vraiment pas contre que l'histoire se répète...»

Qu'apporte Vladimir Petkovic à la tête de cette équipe de Suisse?

«Il lit parfaitement le jeu. Monsieur Petkovic nous a permis de passer un cap sur le plan tactique. J'aime son coaching et sa manière de communiquer. Il me fait penser à Lucien Favre. Ils sont tous les deux à la recherche des petits détails qui font toute la différence. Vladimir Petkovic a su aussi évoluer durant ces quatre ans. Il a sans doute compris que son degré d'exigence lors des premiers mois était trop élevé. Aujourd'hui, nous travaillons dans une très belle harmonie, avec le sourire et l'envie de réussir un grand coup en Russie.»

(ats)

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